‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 113 sur 234 · De Speclac.,K\ni · texte numérisé non relu

De Speclac.,K\ni

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scène ne soit pas de nature à écarter toute espèce de difiicultés. Bossuet lui-même reconnaît qu'il peut y avoir des représentations innocentes K Gela suffit pour qu'on ne doive pas envelopper tous les drames dans une condamnation absolue. De même, quoi qu'en disent Tertullien et Rousseau, le spectacle n'étant pas illicite de sa nature, la profession des acteurs et des actrices, quoique généralement dangereuse pour le salut, ne doit pas être regardée comme une profession absolument mauvaise^. C'est le sentiment de saint Thomas, suivi par saint Antonin, saint François de Sales, saint Alphonse de Liguori; et Bossuet me parait avoir trop restreint le sens du mot histnones employé par l'Ange de l'École, quand il veut y voir uniquement les baladins ou les jongleurs qui divertissent le peuple ^ Loin de moi la pensée de vouloir blâmer l'ancienne discipline de l'Eglise de France, aujourd'hui tombée en désuétude, [d'après laquelle les comédiens étaient regardés comme excommuniés. Mais je ne puis m'empêcher de faire remarquer que tel n'a jamais été le sentiment suivi par l'Église universelle. Le règlement particulier établi à ce sujet par le concile d'Arles, en 314, n'a été fait qu'à l'occa^ sion des spectacles païens, et l'on peut même douter qu'il y soit question d'une censure à encourir par le fait même, ipso facto. J'insiste quelque peu sur ces détails, pour qu'on n'impute pas à l'Église entière des sévérités locales, qui du reste s'expliquent facilement lorsqu'on songe que les lois romaines allaient jusqu'à déclarer les comédiens infâmes. Ce qu'il y a

i. Maximes et réflexions, p. 613.

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