‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 125 sur 234 · Ibid., xiii, XIV · texte numérisé non relu

Ibid., xiii, XIV

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maiiifoste. Que ilirait-on parmi nous d'un cliivlien qui n'oserait passe servir de dénominations usités pour les jours de la semaine, sous prétexte «pie rt'tyniologic iiidicpic les divinités païennes auxquelles ils étaient anciennement consacrés? Je sais bien que la question ne se présentait pas tout à fait sous les mêmes aspects au deuxième siècle: mais encore là n'y avait-il (|n'iin |>clit noinhic d'iMMidits capables de remonter à la source première des usages (le la vie civile. En tout cas, rien n'autorisait à voir un acte d'idolâtrie dans l'éclianiie des présents ou dans le règlement des comptes à certains jours déterminés. Il faut dire cependant à la décharge de TertuUieii. (in'il sait faire quelquefois la part des nécessités sociales. Voici une page ex(juise de bon sens et de modération :

« Quant aux cérémonies (\n\ concernent une ou plusieurs personnes, à la prise de la toge blanche, ou à l'occasion des fiançailles, des noces et du nom imposé à l'enfiint, je ne pense pas qu'il y ait en tout cela danger d'idolâtrie. En etfet, il faut considérer la raison de ces coutumes. .Te les crois innocentes par elles-mêmes, attendu (pie la robe virile, l'anneau et l'union conjugale ne remontent pas au culte d'une idole. Je ne sache pas (jue Dieu ait jamais condamné un vêtement, si ce n'est le vêtement de la iêinme porté par un homme : « ]\Iaudit quiconque revêt un habit de femme! » Or. ces paroles ne peuvent s'appliquer à la toge, (pii est virile jusque dans son nom. Qu'on célèbre des noces. Dieu ne le défend pas plus que d'imposer des noms. — Mais à ces solennités se joignent des sacrifices. — Si l'on m'invite, pourvu que mes services et mes fonctions n'aient aucun rapport avec ces sacritices. je puis me rendre à l'invitation. Plût au ciel, assu-

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