‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 151 sur 234 · De fuga in perseculione, xiv · texte numérisé non relu

De fuga in perseculione, xiv

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défier de sa puissance. Or, ce (jui n'est pas licite devient également inutile, car le bras de Dieu peut nous atteindre partout où nous fuyons. Cette théorie (jui part d'une idée défectueuse de l'économie providentielle, qui confond la simple permission divine avec la volonté positive et directe, tend à effacer l'homme comme principe d'activité morale, et aboutit par voie de conséquences au latalisme, écueil ordinaire des faux mystiques. Toutefois, Messieurs, ce qu'on ne peut trop admirer au milieu de ces aberrations d'un homme de génie, c'est la haute idée que Tertullien se fait du martyre, de son excellence et de sa dignité. S'il a tort de soutenir contre les catholiques qu'il n'est jamais permis de fuir cette épreuve douloureuse, il retrouve toute son éloquente raison lorsqu'il oppose aux hérétiques détracteurs du martyre les grands avantages que procure cette confession éclatante de la foi. C'est le sujet qu'il traite dans l'une de ses compositions les plus originales intitulée le Scorpiaque, ou antidote contre la morsure des scorpions.

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