‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 158 sur 234 · Ibid., M · texte numérisé non relu

Ibid., M

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dont l'expiation est réservée au siècle futur. Après avoir démontré l'utilité du martyre pour ceux qui le souffrent, le prêtre de Cartilage recueille la leçon que renferment ces grandes choses de la foi pour ceux qui les étudient avec soin. A ses yeux, un pareil sacrifice est la pierre de touche de la vérité. « En mourant pour la foi, dit-il, ses défenseurs en garantissent la certitude * » : maxime équivalente à celle de Pascal : « je crois des témoins qui se laissent égorger. » Le martyre est donc utile, à quelque point de vue que l'on se place pour en apprécier les avantages. L'auteur du Scorpiaque n'a pas de peine à réfuter ces ridicules rêveries des gnostiques qui, pour se dispenser de confesser le Christ sur la terre, transportaient dans le ciel le lieu et le moment de l'épreuve. Ces extravagances, qui rappellent la théorie des Éons, ouvraient un vaste champ à son humeur satirique. Aussi déverset-iU'ironie à pleines mains sur ce ciel fantastique de Valentin, transformé en cirque ou en amphithéâtre ^. Enfin il porte la démonstration jusqu'au plus haut degré d'évidence, lorsqu'il l'ecueille dans les écrits du Nouveau Testament quelques-uns des nombreux passages qui glorifient les souffrances endurées pour la foi ^ L'exemple des apôtres qui ont précédé les martyrs dans cette voie royale du sacrifice lui fournit un beau mouvement d'éloquence, par lequel il termine son discours : « Les souffrances des apôtres nous montrent clairement quelle est leur doctrine sur ce point ; il suffit, pour la comprendre, de parcourir le livre des Actes. Je n'en demande pas davantage: j'y rencontre partout des cachots, des fers,

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