Ibid., xii-xiv
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des fouets, des pierres, des ^daives, des (Juifs qui insultent, des nations en fureur, des tribuns qui diffament, des rois qui interrof,'ent, des proconsuls qui dressent leurs tribunaux, le nom de César qui retentit. Pierre est mis à mort, Etienne lapidé, Jacques immolé, Paul décapité; voilà des faits écrits avec le sang. L'hérétique veut-il des preuves à l'appui de ce commentaire? Eh bien, les annales de l'empire parleront comme les pierres de Jérusalem. J'ouvre la vie des Césars : Néron, le premier, ensanglante à Romt; le berceau de la foi. C'est alors que Pierre, attaché à la croix, est ceint par une main étrangère; que Paul obtient le litre de citoyen romain en renaissant à une nouvelle vie par la noblesse de son martyre. Partout où je lis des faits de ce genre, j'apprends à
souffrir (Jne si un Pi'odicus ou un Yalentin eût murmuré
aux oreilles de Paul : «Il n'est pas besoin de confesser ici-bas « le Seigneur à la face des hommes ; encore moins doit-on « s'imaginer que Dieu ait soif du sang humain, et que le « Christ exige la réciprocité du martjTe, comme s'il en atten- « dait son propre salut » , il aurait entendu de la bouche du serviteur de Dieu ce que le Seigneur avait dit au démon : « Retire-toi, Satan, tu me scandalises ; il est écrit : Tu ado- « reras le Seigneur ton Dieu et tu ne serviras que lui. » Eh bien, que ces mêmes paroles retombent aujourd'hui sur la tête du sectaire, puisque, longtemps après les apôtres, il vient répandre secrètement des poisons funestes à la faiblesse qui néglige de tremper ses lèvres au breuvage que nous lui présentons au nom de la foi, soit comme préservatif, soit comme antidote \ »