‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 191 sur 234 · Platon, di' LrgibUS, X · texte numérisé non relu

Platon, di' LrgibUS, X

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slituer uiie plus douce iiotirriluro, comblez de vos dons sans mesure l'insatiable laboureur, afin qu'une digne récompense le paie d(^ S(!S sueurs. Veillez à ce ([ue la tendre semence ne cesse de croître, à ce que l'herbe naissante ne soit pas surprise par le froid mortel des neiges. Lorsque nous semons, ouvrez le ciel aux vents qui le purifient; quand la semence est déposée dans les sillons, arrosez-la d'une pluie bienfaisante. Protégez les champs couverts de vos trésors contre ces nuées d'oiseaux, pillards, fléaux des guérets. Et vous, fourmis, épargnez le grain que recouvre la terre ; après la récolte vos provisions n'en seront que plus amples. Que la moisson cependant croisse respectée de la rouille rongeante, et que d'ardentes exhalaisons ne fassent point pâlir ses teintes dorées; qu'elle ne périsse point de maigreur, et ne soit pas étouffée non plus sous le luxe d'épis trop abondants. Que l'ivraie, qui blesse la vue, ne se montre jamais dans nos plaines; que la stérile coquiole ne se lève jamais dans nos sillons; que les champs rendent avec usure le froment, l'orge et la farine qui doit subir deux fois l'épreuve du feu \ »

Je n'entends nullement contester le mérite littéraire de cette pièce ; mais ce que vous aurez remarqué sans doute, c'est l'absence complète de l'élément moral dans une prière oii l'àme, exclusivement dominée par les préoccupations matérielles, ne songe pas un instant à faire un retour sur elle-même pour demander les biens spirituels qui lui manquent. C'est ce vice capital de la prière pa'ienne que le Sauveur relevait avec force au moment oii il traçait à ses disciples la vraie formule de l'oraison ^. Si je ne craignais de trop multi-

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