De Oratione, xn, xviii
2. « Accepte corpore Domini et reservalo. » xix. Ce texte prouve évidemment que l'Église primitive croyait à la présence permanente de Jésus-Christ dans l'Eucharistie ; il suffirait à lui seul pour réfuter l'opinion de Luther qui restreint cette présence au moment de la manducation. En disant d'autre part que le chrétien qui assiste à l'office divin « se tient debout devant l'autel de Dieu et participe au sacrifice, » Tertullien atteste que le sacrifice de l'autel constituait au deuxième siècle l'acte liturgique par excellence. « Ad altare Dei, participatio sacrificii. » xix.