‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 215 sur 234 · De Baptismo, wi · texte numérisé non relu

De Baptismo, wi

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un bien au([uol tous participent, chacun peut Faclniinistrer. Toutefois la modestie et l'humilité l'ont aux laïques un devoir de ne point s'attrii)uer ce qui est de la compétence de leurs supérieurs, en les empêchant d'usurper un office qui n'appartient qu'à l'évéque. La rivalité est la mère des schismes. » Tout est permis, a dit le très saint apôtre, mais tout n'est pas expédient. « Qu'il suffise donc à un laïque d'user de cette faculté dans les cas de nécessité, quand le lieu, le temps, la personne le réclament. Alors le danger où se trouve l'un excuse suffisamment l'intervention ded'autre. Refuser à quelqu'un le secours qu'il est en notre pouvoir de lui donner, ce serait nous rendre coupables de la perte de son âme ^ »

Ainsi c'est à l'évéque qu'appartient dans toute sa plénitude le droit de conférer le baptême; les prêtres et les diacres ne peuvent l'administrer sans sa permission, et le pouvoir des laïques se restreint aux seuls cas de nécessité. En désignant clairement le ministre du baptême, soit ordinaire, soit extraordinaire, ce passage nous montre encore quelle était la forme du gouvernement dans l'Église d'Afrique à l'époque de Tertullien. Un évêque occupant le sommet de la hiérarchie, des prêtres et des diacres soumis à son autorité, voilà le ministère ecclésiastique avec les trois degrés qui le constituent. Cette organisation, nous l'avions déjà trouvée dans l'Asie Mineure et en Syrie, en Italie comme dans les Gaules : tous les monuments littéraires des deux premiers siècles en font foi, les épîtres de saint Ignace et celles du pape saint Clément, le pasteur d'Hermas non moins que les écrits de saint Irénée ou de Tertullien ; et par conséquent

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