‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 216 sur 234 · De BapUsino, wii · texte numérisé non relu

De BapUsino, wii

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il faudrait une légèreté ou une audace peu commune pour prétendre qu'il ait régné la moindre divergence d'opinions sur ce point capital'. En tout cas, l'oi)Uscule (pje nous étudions ne laisse pas subsister une ombre de doute en ce qui concerne l'Église d'Afrique. Pourquoi faut-il que le rigorisme de Tertullien vienne déparer cette belle catéchèse dans laquelle le dogme, la morale et la discipline trouvent une source de témoignages si précieux? Après avoir tant insisté sur la nécessité du baptême, il recommande de le différer pour les adultes (jui lie sont pas encore engagés dans le mariage, et surtout pour les enfants. L'austère moraliste craint que les uns ne profitent point assez d'un acte dont ils sont incapables de comprendre la portée, et que les autres ne soient trop exposés à perdre la grâce qu'ils ont reçue *. Il oublie que les sacrements ne sont pas destinés à rendre l'homme impeccable, que l'éducation chrétienne des enfants est d'autant plus facile qu'ils ont reçu par le baptême le principe des vertus surnaturelles, et qu'enfin la mort trompe trop souvent l'attente de ceux qui reculent dans l'avenir les obligations du présent. Aussi l'Église n'a-t-elle cessé de suivre une voie toute différente; même en Afrique l'opinion de Tertullien sur le délai du baptême des enfants n'a guère d^écho, comme l'attestent les ouvrages de saint Cyprien et de saint Augustin ^. On ne peut en dire autant d'une autre erreur, au sujet de la(|uelle le prêtre de Carthage n'a été que l'interprète trop lidèle du sentiment reçu dans l'Église

i. \oyez les Pères apostoliques, X\\\^ leçon.

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