‹ Tertullien (volume 2)Chapitre 43 sur 234 · AdNationes. n. i · texte numérisé non relu

AdNationes. n. i

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et un académicien. Ces trois interlocuteurs se combattent entre eux et se réfutent l'un par l'autre. Yelleius, qui parle au nom d'Épicure, passe en revue toutes les théories imaginées depuis Thaïes jusqu'à Ghrysippe et les détruit successivement, comme le feront plus tard les apologistes chrétiens; et je dois ajouter que ses objections égalent en force celles du prêtre de Garthage^ Les contradictions de Platon, en particulier, sont relevées dans ce discours avec une vigueur et une netteté que les écrivains des premiers siècles de l'Église n'ont point dépassées. Après avoir discuté les opinions des philosophes, Yelleius critique les fables des poètes et les préjugés populaires, en suivant le même ordre que Tertullien. Vient le tour de Gotta, sous le masque de qui Cicéron aime à se Cacher. D'abord, l'académicien n'a pas de peine à réfuter les sentiments propres aux. disciples d'Épicure; ensuite il fait Une charge à fond sur l'anthropomorphisme des poètes et sur ce qu'il appelle les dieux des îgnoi*ants*. Puis, quand Balbus, à l'exemple des stoïciens, veut expliquer la mytho-" logie par la physique et réduire les dieux de la fable aux éléments déifiés, Gicéron, toujours caché derrière Gotta, lui démontre que ce mode d'interprétation, qui sert à identifier Dieu avec le monde, l'emporte en déraison sur les croyances de la multitude ^ En parcourant ces pages, on est tenté quelquefois de se croire en présence d'un écrit d'Athénagore ou de Tertullien, tant les doctrines païennes offraient de prise à l'attaque. Mais s'il y a de l'analogie entre certahies parties du traité de Gicéron Sur la Nature des dieux et les

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