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des applications diverses, suivant les circonstances de lieu, de temps et de personne. Ainsi, nul ne saurait être tenté de vouloir chercher une participation quelconque à l'idolâtrie dans le fait d'un professeur qui, de nos jours, expliquerait à ses élèves la mythologie. Mais il n'en était pas de môme au ii^ siècle, époque où l'on se trouvait en plein paganisme. iN'était-ce pas favoriser les erreurs régnantes, que de former l'esprit de la jeunesse à la connaissance et au goût de ces choses, en déroulant devant elle toute la généalogie des dieux avec leurs fables et leurs aventures? Remarquez bien qu'il n'eût pas été permis à un maître chrétien de réfuter dans une école publique les doctrines que sa charge l'obligeait à exposer : autant valait pour lui se retirer de suite. Il en résultait que, dans de pareilles conditions, l'enseignement se serait réduit à catéchiser sur les idoles, suivant l'expression de Tertullien. Le moraliste africain a raison d'en conclure qu'un tel emploi répugne au caractère du chrétien. Aussi longtemps que la persécution ne permettait pas d'ouvrir des écoles chrétiennes, les chaires de l'enseignement restaient fermées aux disciples de l'Évangile. A cela on pouvait répondre par une objection assez spécieuse : (( S'il est interdit aux serviteurs de Dieu d'enseigner les belles-lettres, il leur est donc défendu également de les apprendre ? Mais alors comment se formera-t-on à la sagesse humaine? Gomment saura-t-on penser et agir, puisque la littérature est la clef de toute la vie ? Gomment répudier les études profanes, sans lesquelles il n'y a plus d'études religieuses ^ ? » La réplique