‹ Tertullien (volume 4)Chapitre 132 sur 223 · De Fuga in persecutione, i · texte numérisé non relu

De Fuga in persecutione, i

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qu'il n'enlève pas toujours à l'homme le pouvoir de faire le mal; mais il ne s'ensuit nullement qu'il soit l'auteur des maux qui nous arrivent. Tertullien confond la simple permission divine avec la volonté positive et directe. Il est des choses que Dieu permet, ou pour mieux dire, qu'il n'empêche pas, soit pour en tirer un plus grand bien, soit afin de ne pas détruire la liberté humaine, mais il ne les en réprouve pas moins pour cela. Ainsi, quelque avantage qui puisse en résulter, la persécution reste toujours en soi un mal moral et physique , parce que, d'une part, elle est une injustice, et de l'autre, une source de peines et de tourments. Assurément Dieu sait faire sortir le bien du mal , c'est le secret de sa providence ; mais le mal n'en demeure pas moins le mal, et il est toujours permis de le fuh' ou de l'éviter par des moyens légitimes. Les adversaires de Tertullien auraient pu lui répondre par cet argument personnel : toutes les maladies qui affligent l'homme arrivent par ce que vous appelez la volonté de Dieu, et l'âme peut retirer le plus grand profit de ces épreuves physiques qui affaiblissent l'empire des sens, nous font rentrer en nous-mêmes et nous permettent de faire éclater notre patience ou notre résignation. En conclurez-vous qu'il n'est pas permis de se préserver de la maladie ou de la guérir par les remèdes que procure la médecine? Tertullien a beau dire que la persécution ne vient pas du démon, mais par le démon ^ : rien n'est plus faux. C'est l'erreur et le vice qui cherchent à opprimer la vérité et la vertu. Vouloir faire remonter la cause de cette

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