‹ Tertullien (volume 4)Chapitre 146 sur 223 · Scorpiaque , vi · texte numérisé non relu

Scorpiaque , vi

'2. Ibid., Mil.

33/i DKn.NIEHS TRAVAUX DE TERTULLIEN

de l'épreuve. Ces extravagances, qui rappellent la théorie des Éons, ouvraient un vaste champ à son humeur satirique. Aussi déverse-t-il l'ironie à pleines mains sur ce ciel fantastique de Valentin, transformé en cirque ou en amphithéâtre*. Enfin il porte la démonstration jusqu'au plus haut degré d'évidence , lorsqu'il recueille dans les écrits du Nouveau Testament quelques-uns des nombreux passages qui glorifient les souffrances endurées pour la foi^ L'exemple des apôtres qui ont précédé les martyrs dans cette voie royale du sacrifice , lui fournit un beau mouvement d'éloquence, par lequel il termine son discours :

« Les souffrances des apôtres nous montrent clairement quelle est leur doctrine sur ce point; il suffit, pour la comprendre, de parcourir le livre des Actes. Je n'en demande pas davantage : j'y rencontre partout des cachots, des fers, des fouets, des pierres, des glaives, des Juifs qui insultent, des nations en fureur, des tribuns qui diffament , des rois qui interrogent , des proconsuls qui dressent leurs tribunaux , le nom de César qui retentit. Pierre est mis à mort, Etienne lapidé, Jacques immolé , Paul décapité ; voilà des faits écrits avec le sang. L'hérétique veut- il des preuves à l'appui de ce commentaire? Eh bien, les annales de l'empire parleront comme les pierres de Jérusalem. J'ouvre la vie des Césars : Néron, le premier, ensanglante cà Rome le berceau de la foi. C'est alors que Pierre, attaché à la croix, est ceint par une main étrangère ; que Paul obtient le titre

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