‹ Tertullien (volume 4)Chapitre 147 sur 223 · I. Scorpiaque, x, xi · texte numérisé non relu

I. Scorpiaque, x, xi

'2, Ibid., xii-xiv.

(le citoyen romain en renaissant à une nouvelle vie par la noblesse de son martyre. Partout où je lis des faits

de ce genre, j'apprends à souffrir Que si un Prodi-

cus ou un Valentin eût murmuré aux oreilles de Paul : « Il n'est pas besoin de confesser ici-bas le Seigneur à « la face des hommes; encore moins doit-on s'imaginer u que Dieu ait soif de sang humain, et que le Christ « exige la réciprocité du martyre, comme s'il en atten- (( dait son propre salut, » il aurait entendu de la bouche du serviteur de Dieu ce que le Seigneur avait dit au démon : « Retire-toi, Satan, tu me scandalises; il est écrit : u Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu ne serviras que (i lui. » Eh bien, que ces mêmes paroles retombent aujourd'hui sur la tète du sectaire, puisque, longtemps après les apôtres , il vient répandre secrètement des poisons funestes à la faiblesse qui néglige de tremper ses lèvres au breuvage que nous lui présentons au nom de la foi, soit comme préservatif, soit comme antidote ^ »

A l'époque où Tertullien composa ce panégyrique du martyre, il était déjà engagé dans les erreurs du montanisme; car lui-même nous apprend que le Scorpiaque est postérieur à l'ouvrage contre Marcion, dans lequel les doctrines de la secte asiatique se montrent à découvert-. L'opuscule que nous venons de parcourir n'en est pas moins digne d'attention , car il prouve qu'en dehors des points controversés entre les montanistes et l'orthodoxie chrétienne , le prêtre de Garthage retrouvait toute la

i. Scorpiaque, \\.

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