De Baptismo, x
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régénération n'est pas absolument nécessaire au salut. Pour répondre à l'objection, Tertullien part de ce principe, que l'obligation du baptême remonte seulement à la descente du Saint-Esprit sur les apôtres ou à l'établissement de l'Église, c'est-à-dire à la pronmlgation solennelle de l'Évangile. 11 n'est donc pas étonnant que le Sauveur n'ait point fait usage d'un rite auquel les mérites de sa passion n'avaient pas encore attaché la vertu sanctifiante. Quant aux apôtres, ils avaient certainement reçu le baptême de saint Jean, et eux-mêmes n'en conféraient pas d'autre pendant la vie mortelle de Jésus-Christ. Gela posé, les apôtres ont-ils été baptisés dans la suite, ou non? Tertullien laisse la question indécise. Quoi qu'il en soit, dit-il, nous serions bien téméraires de vouloir nous ériger en juges du salut des apôtres, auxquels l'élection divine et le privilège d'une union inséparable avec Jésus-Christ auraient pu tenir lieu du baptême ^ En disant que les apôtres n'ont pas administré le sacrement de baptême avant la ]-ésurrection du Seigneur, Tertullien exprime un sentiment qui a été suivi par saint Jean Chrysostôme, par le pape saint Léon, et plus tard par un certain nombre de théologiens ; mais saint Augustin, et après lui saint Thomas d'Aquin se sont prononcés pour l'opinion contraire ^ Ce qu'il y a de certain, comme l'aiïirme avec raison le théologien de l'Église d'Afrique, c'est que la loi du baptême n'est devenue