‹ TertullienChapitre 88 sur 237 · LE TRAITÉ DES PKESCll IP ï I 0 N ,s · texte numérisé non relu

LE TRAITÉ DES PKESCll IP ï I 0 N ,s

solu, iiicerlaiii, aveuf^le, vous serez infaillil)k'meiit conduit dans le précipice par des hommes é{j;alement aveugles, incertains et irrésolus. Lors donc que, pour nous attirer par cet artifice, ils mettent en avant qu'ils cherchent encore, dans le but de nous jeter dans l'inquiétude et de nous insinuer leurs erreurs; quand nous les voyons ensuite défendre opiniâtrement ce qu'ils nous invitaient à chercher il n'y a qu'un instant, notre devoir est de les réfuter, afin qu'ils sachent que nous les renions plutôt que le Christ ; car, puisqu'ils cherchent encore, ils n'ont donc pas trouvé : ils ne croient pas, ils ne sont pas chrétiens. Par contre, lorsqu'ils croient et que, pour défendre leur sentiment, ils continuent à dire qu'on doit encore chercher, ils désavouent donc ce senti-' ment, avant même de le défendre, puisqu'ils avouent ne [)as croire aussi longtemps qu'ils cherchent. Dès lors, comment des gens qui ne sont pas chrétiens à leurs yeux le seraient-ils pour nous ? Avec tant de fausseté, quelle créance peuvent-ils revendiquer? Quel patronage de la vérité que celui qui cherche à l'introduire par le mensonge* ! »

Ce raisonnement est irréfutable. Le libre examen, tel quC l'entend l'hérésie, est impuissant à faire un aot(! de foi sérieux, parce qu'il ignore si l'objet de cet acte de foi set^a demain le même qu'aujourd'hui, et si le résultat ultérieur de ses investigations ne le modifiera pas complètement '. La fui

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