Eus.,/^. £., VIII, i
g. De morte pers.,-] : Constantium praetcreo, quoniam dissimilis coeterorum fuit, dignusque qui solus orbem tcnerct.
10. Eus.,//. E. VIII, i3, 12 : -âvta aïo'fpoveTxâxti) xe xat sùaeêeaxixio.
M. De morte pers., 24: Hacc fuit prima eius sanctio sanctae religionis restitutae.
femmes enceintes et fouille dans les entrailles des petits enfants; ses forfaits sont tels qu'ils retombent sur Rome même en des maux sans nombre; c'est le digne fils de son père ', Maximin le tyran de FOrient est son frère en crimes ^ ; grand ami des imposteurs et des magiciens, il essaie de restaurer le culte païen, de relever ses temples et ses collèges de prêtres ; au reste, il multiplie les impôts injustes et les condamnations qui rapportent; il est lui-même ivrogne, amoureux du luxe et de la débauche; il y laisse traîner ses soldats ; tous les péchés sont en lui ^ De plus, c'est un incapable, un médiocre, un vaniteux, dont toute la force réside dans le démon ; sa défaite montre que c'est aussi un lâche, car, lorsqu'il est vaincu par Licinius, il se décide à publier un édit en faveur des chrétiens : il sent qu'en eux est la cause de son malheur ; mais il est trop tard, un ulcère affreux s'empare de tout son corps et il meurt dans d'horribles souffrances *. Constantin et Licinius sont infiniment supérieurs à tous les autres : ils savent qu'ils doivent leur triomphe au vrai Dieu ^ qu'ils célèbrent par un éclatant accomplissement des antiques promesses ; le christianisme s'épanouit *^ autour d'eux ; ils méprisent les rites profanes des démons et rient des vieilles erreurs de leurs ancêtres ; ils proclament le Christ fils de Dieu, Empereur de l'univers et Sauveur des hommes \ Mais, des deux collègues, l'un n'a pas pour la foi un amour sincère; il est d'esprit inquiet, jaloux sans reconnaissance ni bonne foi et, quand sa dissimulation se révèle, il chasse les chrétiens de son palais et de son armée; son avidité et sa débauche s'affirment alors. Ce ne serait rien encore, mais il s'attaque aux évêques, il en fait supprimer plusieurs en trahison et, comme il arrive toujours, des subalternes, pour lui plaire, font pis que lui ; les prêtres sont réduits à se cacher dans les déserts, les montagnes et les forêts. Heureusement Constantin veille * : sa clémence fait hésiter sa justice, mais il se décide à frapper quelques coupables pour sauver tant d'innocents. Sa victoire est le fruit de sa piété * : Dieu l'a protégé et tout le monde s'en réjouit. La Vie de Constantin, qu'écrivit Eusèbe, n'est que l'illustration de ce principe : ceux-là seuls sont de bons princes et vraiment heureux qui ont