De fiiga, I : sectatores veritatis
b.Ad Scap., 4; Adnat., I, 4;^/'o/.,3 : ... nomen... de suavitate et benignitate compositum est. Oditur itaquc in hominibus innocuis etiam nomen innocuum.
6. Apol., 5o : Semen est sanguis christianorum. — Idée analogue dans Ep. à Diognète, 4. — Lactance, Irjst. div., V, 22, 18 et suiv. explique comment un tel phénomène est possible : les uns, dit-il, abandonnent le paganisme par horreur des cruautés qu'il provoque contre les chrétiens ; d'autres sont attirés par la vertu et l'ardeur de foi des fidèles; d'autres par le désir de savoir quel est ce bien qui fait accepter la mort; d'autres sont impressionnés par les châtiments qui frappent les persécuteurs. — De anima, 58 : Morsus ferarum ornamenta sunt iuventutis, ut in Cyro ursi cicatrix.
7. Apol., 5o : Vincimus cum occidimur, denique evadimus cum obducimur. De patien., 1 1 : Gaudete et cxultate quotiens vos maledicent et pcrsequentur, merces enim vestra plurima in caelo.
8. Ad Scap., I : Disciplina iubemur diligere inimicos quoque et orare pro lis qui nos perscquuntur. Il faut entendre; prier pour qu'ils se convertissent.
9. De fitga, 4 : necesse est enim bonum esse omne quod Deo visum est.
LA PERSÉCUTION. — LES TROUBLES ET LES RÉVOLTES ï55
parce que, de toutes les vertus, la patience est la plus agréable à Dieu ', qui paiera en délices célestes les larmes qui couleront ici bas pour la gloire de son nom ^
Il ne faut pas s'en racheter, parce que César n'a Jamais établi d'impôt sur le nom de chrétien ' et qu'il ne faut point enrichir des scélérats, des délateurs, des agents subalternes qui, spéculant sur la lâcheté humaine '', prétendent exploiter la foi des chrétiens, comme ils exploitent les écarts des gens infâmes ■',
Il ne faut pas la fuir^^parce qu'elle n'atteint que ceux que Dieu a désignés et qu'il n'est pas plus permis de refuser son sang à Dieu que son argent à César *^ ; parce que ce que Dieu veut ne doit pas et ne peut pas être évité '. Certains chrétiens fuient par doute d'eux-mêmes, par peur de faiblir et d'être ainsi cause de scandale pour leurs frères, mais c'est déjà renier Dieu que de douter de son appui \
Il faut donc se préparer d'avance à subir l'épreuve en entraînant son corps par le Jeûne et les privations volontaires : « Voilà comment on s'endurcit à la prison, à la faim, à la soif, aux privations et aux angoisses, voilà comment le martyr apprend à sortir du cachot tel qu'il y est entré, n'y rencontrant point de douleurs inconnues, n'y trouvant que ses macérations de chaque Jour, certain de vaincre dans le combat parce qu'il a tué sa chair et que sur lui les tourments n'auront point où mordre. Son épiderme desséché lui sera une cuirasse ; les ongles de fer y glisseront comme sur une corne épaisse ^ » TertuUien lui-même avait, pour sa part, contribué à perfectionner cette préparation des fidèles au dernier combat; c'est dans ce but qu'il avait écrit son Ad Martjn^as, un de ses premiers ouvrages, qu'il avait commenté en termes brûlants, l'oraison dominicale dans le De Oratione, qu'il s'était fait l'apôtre du Jeune et des macérations volontaires dans le Dejejunio et qu'il