‹ TertullienChapitre 176 sur 561 · De Cïv. £)ez, II, 10, 22;IV, yet s. ; IV · texte numérisé non relu

De Cïv. £)ez, II, 10, 22;IV, yet s. ; IV

4. Clém. Alex., Pédag., I, 7, 54 : t6 [xâv yàp ititpiov y.aXoû[x.£vov xap auxoiç eôoç, ouov oOôé-rtw -itapspy^etai -fi 6è àyl^iy'^\ r^ Mol xxf,[Aa èativ ôî; âei napaiievov.

l88 CHAPITRE VI

chacun des hommes assez de sagesse pour chercher la vérité et la trouver ; les ancêtres n'ont reçu que leur part et nous avons la nôtre, qui est égale '. 11 ne nous faut donc pas plus nous en tenir à ce qu'ils ont cru ou fait que les enfants parvenus à l'âge d'homme ne s'en tiennent, pour s'alimenter, au lait de leur nourrice \ La force des choses entraînait les païens à agir réellement comme s'ils avaient, sur ce sujet, partagé les idées des chrétiens ; le progrès comme nous disons — d'ailleurs assez vaguement — n'allait qu'à ce prix; ce n'était donc pas le fait de croire ces idées Justes et de les appliquer qui était très grave, c'était celui de les proclamer avec scandale, de les affirmer comme la marque d'un divorce aussi nécessaire qu'absolu entre Rome et le christianisme.

Les chrétiens se réconcilieront avec la Ville, mais quand elle sera elle aussi chrétienne et s'il leur arrive parfois de célébrer ses gloires païennes, ce sera toujours pour rehausser sa splendeur présente, pour subordonner son passé à son présent. « Tu avais vaincu les rois enflés de leur puissance; tu avais mis ton frein à la bouche des peuples et maintenant c'est aux idoles monstrueuses que tu imposes le joug de l'Empire. « C'est en ces termes qu'un chrétien ' chantera la gloire traditionnelle de Rome quand elle aura renié au moins l'esprit de ses traditions.

Ainsi, aucune des généreuses passions, aucun des grands souvenirs qui faisaient vibrer et vivre les païens de cœur noble et d'esprit élevé, n'avait plus d'écho dans l'âme de Tertullien : ses sentiments étaient sans aucun doute conformes au véritable esprit du christianisme, mais ils le disposaient mal à servir l'Empire.

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