‹ TertullienChapitre 239 sur 561 · Clcm. Alcx.,Z)/5C. aux Gent., I, i, et ss · texte numérisé non relu

Clcm. Alcx.,Z)/5C. aux Gent., I, i, et ss

6. Cette idée est développée dans un des ouvrages les plus faibles de Tertullien \c De testimonio animae. Il est fait tout entier de l'étude sophistique d'expressions convenues de langage courant : Si detis voluerit ; Deiis bonus, homo malus; ou de sentiments naturels, comme la crainte de la mort; l'auteur s'efforce d'établir que ce sont comme des manifestations, d'autant plus significatives qu'elles sont plus inconscientes, de la foi de l'âme.

Jours connu ' ! Et quelle puissance sublime que celle qui donne à des femmes la force de fuir le mariage, à des enfants celle de renoncer à Théritage paternel, plutôt que de renier leur foi et de violer le serment de la milice du salut M Et ce ne sont pas des simples ignorants, ce sont des hommes d'esprit cultivé, des orateurs, des grammairiens, des rhéteurs, des juristes, des médecins, des philosophes, qui vont au Christ pour l'exemple des autres "'. Aussi bien, la protection divine est visible sur le christianisme ; depuis ses origines, il a eu à supporter bien des tribulations ; il a triomphé toujours des rivalités en apparence si dangereuses d'un Simon ou d'un Dosithée ", comme des persécutions ; plus même, des coalitions qui se sont dressées contre lui dès sa naissance \ Les efforts de l'Empire sont impuissants contre lui ^; il s'étend chaque jour et c'est là un signe de Dieu \ La constance des martyrs en est un autre '* ; c'est une idée tout à fait ancrée dans l'esprit des chrétiens qu'on ne meurt pas pour autre chose que pour la vérité et que le supplice des confesseurs est la preuve éclatante, non pas de leur foi, — c'est trop clair — mais de son bien fondé ", Une semblable idée peut être contraire à toute logique, les chrétiens y trouvent pourtant, on peut le dire, leur preuve de prédilection. Tant de courage et tant de constance, disaient les uns, est au-dessus des forces humaines; c'est Dieu qui soutient les martyrs '". Ce courage, disaient les autres, prouve que les souffrances de la terre ne sont point considérables à côté de la gloire que Dieu doit découvrir un jour dans les siens ". Les martyrs ne se font pas faute de proclamer la force de cette preuve que leurs souffrances apportent au christianisme. Pionius, cloué à un poteau et sur le point d'être brûlé vif, répond à la foule qui le presse de céder : « La raison qui m'a poussé au-devant de la mort, c'est que je veux faire comprendre au peuple que la résurrection doit venir après la mort''. »

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