Apol
9. Justin, / Apol., 48 : "Oxt te xaûxa èTOÏTiiTEv èx xûv èm Hovttou IIiXâTOu y^vo- {xÉvuv X'jxôJ [ia6eTv ôûvaaOs. — Apol., 5.
lui '. Ce n'étaient point miracles de magicien, comme le soutient un Celse, car les puissances mauvaises, sur lesquelles se fondent les magiciens, ne mènent point à la vertu ^ Jésus n'était pas un sorcier ; ses miracles étaient ceux d'un Dieu sous un corps humain, d'un Dieu incarné pour réhabiliter les hommes selon les promesses ^ Les miracles ne se sont pas d'ailleurs éteints avec lui, car il n'est point de jour qu'il ne s'en fasse en son nom, par l'entremise de simples fidèles ''. Arnobe, par exemple, en énumère un grand nombre, en insistant sur les exorcismes, et il demande quel dieu païen en ferait autant, par simple imposition des mains, ou par injonction verbale [vocis simplicis iussioné) ^ Bien plus, le sol qui a porté Jésus a conservé le don de miracle et un peu de sa terre produit parfois des effets merveilleux ®. C'est surtout sur les démons qu'ils chassent sans hésitation '', sur les maladies qu'ils guérissent, alors même qu'elles semblent incurables "", que les chrétiens éprouvent la force du nom de Jésus, prouvant du même coup sa divinité. D'aucuns d'entre eux font plus encore : ils prédisent l'avenir par la puissance du Verbe divin ^ Les païens prétendent bien, eux aussi, faire des miracles, mais ce ne sont que prestiges de démons. Ceux-ci, se servant de la demi-connaissance qu'ils ont de l'avenir et des desseins de Dieu, se cachent dans les temples et se font frauduleusement rendre des honneurs divins, en récompense de ces miracles menteurs, qu'il est impossible de comparer à ceux du Christ et de ses fidèles ".
Enfin, les chrétiens tenaient en réserve un dernier argument : c'est le Credo quia absiirdum. Tertullien l'expose clairement en deux endroits de son œuvre. Dans le De carne Cliristi, il proclame que le mystère de la Résurrection est tout à fait croyable parce qu'il est absurde, qu'il est certain parce qu'il est impossible ". Dans le De baptismo, il s'écrie : « Et quoi donc? Est-ce que ce n'est point quelque chose de surprenant que de voir la mort se fondre dans le