Adv. Marc., I, 29 ; V, i
8. Adv. Marc, 111, 11 : Age iam, pérora in illa sanctissima et reverenda opéra naturae... carnis atque animae originem destruc; cloacam voca uterum tanti animalis, id est hominis producendi officinam... De carne Cliristi, 4 : Invehere iam et in ipsum mulieris enitentis pudorem vel pro periculo honorandum, vel pro natura religiosum.
9. Adv. Marc, IV, 23 : Iam nunc DeusMarcionis, qui connubium adversatur, quomodo vidcri potest parvulorum dilcctor, quorum tota causa connubium est 11 est pire que Pharaon, car celui-ci empêchait d'élever les enfants, et lui les empêche de naître.
10. Sur les doctrines orthodoxes relatives aux enfants, voy. partie. : Clém., Alex., Strom., Il, 23; 111, en entier, spécialement, III, 17, 102; 111, 6,46... tCi-^...âyiaGbé'^xtiiv àyiov oîaat xat tô cntioixa. — Voy. aussi tous lestextes précédemment cités à propos du mariage : l'Eglise n'a jamais séparé les deux questions.
tion ; nous sommes ici en présence d'un de ces écarts presque involontaires. Il en vient à réhabiliter la chair, tout simplement parce que Marcion, son ennemi, la ravale et parce qu'il entreprend de démontrer, contre des opinions qu'il juge abominables, que la chair du Christ fut de même essence que celle de l'homme ; la chair du Maître ne saurait être méprisable, il faut donc que celle de l'homme ne le soit pas non plus ' ; Marcion interdit le mariage et proscrit la génération ; cela suffit pour que TertuUien reprenne à son compte toutes les idées de S. Paul et que même il les exagère, pour en accabler l'adversaire \
Toutefois, il ne faut point que cette ardeur de circonstance fasse illusion sur ses vrais sentiments. Nonobstant les lois civiles qui prescrivent le célibat, il ne veut, pour le vrai chrétien, ni mariage, ni enfants '\ C'est même un des points par où l'on voit qu'il a eu une conception anticipée du moine, car il est bien obligé de s'avouer qu'en principe de telles interdictions ne sauraient être imposées au commun des fidèles, qui ne les accepterait jamais. II conçoit donc une distinction entre le chrétien véritable et rare, qui doit s'abstraire de la terre, et le chrétien vulgaire, aux faiblesses duquel on pourrait peut être compatir quelquefois \ Mais à quoi bon le faire ? Les temps sont accomplis; toute proche est la fin et la vieille prescription : « Croissez et multipliez », bonne à l'aurore du monde, n'a plus de raison d'être à son dernier jour. Cette foi montaniste,que TertuUien n'oublie jamais^ confirme ses idées, en écartant de lui toute faiblesse charnelle ; les concessions qu'il se donne l'air de faire, pour détruire le marcionisme, n'ont plus pratiquement de raison d'être, puisqu'elles sont sans application possible ^ La ruine de la cité est encore au bout d'une pareille doctrine,
r. De carne Cliristi, en entier.
2. Adv. Marc, passim, not. i, 29 : non enim proiicimus sed deponimus nuptias... tune denique coniugium defendentes cum inimice accusatur spurcitiae nomine in destructionem creatoris... ; V, 7;V, i5, etc.