‹ TertullienChapitre 283 sur 561 · De monog · texte numérisé non relu

De monog

3. De monog., 4... at ubi primum scelus homicidium, in fratricidio dedicacatum, tam dignum secundo loco scelus non fuit quam duae nuptiae.

4. C'est cependant l'idée essentielle qu'il développe au livre II de l'Ad uxor. b. Ad uxor.., 3, II : Haec cum ita sint, fidèles gentilium matrimonia subeuntes

stupri reos esse constat et arcendos ab omni communicatione fraternitatis, ex litteris Apostoli dicentis cum eius modi nec cibum sumendum {I Cor., V, ii). Tout le chapitre insiste sur cette idée.

d'une païenne, parce que son premier mariage ne compte pas aux yeux du Seigneur'; a fortiori, Tunion d'un chrétien et d'une païenne doit-elle être de nulle valeur ; comment mêler l'Église à un mariage où l'un des deux conjoints est infidèle "?

L'adoption n'a pas non plus retenu l'attention de TertuUien : logiquement il ne pouvait pas l'approuver, car le chrétien qui a la chance de ne pas avoir d'enfants pour son compte, ne doit pas se charger des enfants des autres. Considérée en elle-même, cette adoption est, d'ailleurs, pleine de dangers; c'est elle qui, en brouillant les familles vraies et les familles fictives, finit par rendre les complications de parenté inextricables et par préparer dans le monde tant d'incestes involontaires \ Aussi TertuUien estime-t-il qu'elle présente autant d'inconvénients moraux que l'exposition des enfants.

Mais, supposons qu'il s'agisse du mariage normal d'un chrétien et d'une chrétienne et voyons comment TertuUien admet qu'il se prépare, comment il conçoit la famille qui en doit sortir.

En définitive, le mariage naturel et logique est fondé sur une sympathie plus ou moins vive des deux fiancés : quand elle est très forte, c'est l'amour et elle est alors capable à elle seule, et contre tout, de faire conclure le mariage ; à son défaut, il est nécessaire que les époux aient l'un pour l'autre une affection, susceptible de varier, je veux dire de revêtir des formes différentes selon les caractères et les âges, mais constante dans son effet, qui est d'assurer l'équilibre du ménage. Or, l'amour inspiré par la femme n'était pas toujours bien vu des païens, quand il s'agissait de mariage : il était considéré comme l'œuvre de la 'Vénus lubrique, comme une folie qui ne pouvait se comprendre que dans une liaison illicite ^ Le christianisme n'était pas pour relever de sa mauvaise réputation ce sentiment désordonné \ TertuUien n'admet donc pas l'amour

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