De idoL, 12 ; Adv. Marc., IV
7. Les exemples précis de ce conflit entre l'autorité paternelle et la loi divine sont assez nombreux ; Arnobe, Adv. nat., II, 5, y trouve un excitant pour la foi.
— Voy. Passio S. Pétri Balsami, I (Ruinart) : Praeses dixit : Parentes habes ? Petrus respondit : non habes. Praeses dixit : Mentiris, audivi enim te habere
3o2 CHAPITRE IX
Il faut dire, d'ailleurs, que Tertullien proscrit plus sévèrement encore les vices de la famille romaine que le péril de ses affections humaines. D'abord, et conformément à la tradition chrétienne, le divorce lui est odieux '. Beaucoup de païens, dit-il, ne se marient que pour le plaisir de divorcer ' ; mais le chrétien ne connaît point une telle légèreté; il s'interdit même d'user du droit de répudiation pour incompatibilité d'humeur, que Moïse laisse aux Juifs, à cause de leur dureté de cœur; il s'en tient au précepte antérieur \ car Dieu a dit, en bénissant l'union de l'homme et de la femme : leurs deux chairs n'en feront qu'une. L'homme ne saurait disjoindre ce que Dieu a joint, sauf dans un cas, un seul, celui que prévoit l'Évangile '', le cas d'adultère \ Encore l'homme qui a renvoyé sa femme coupable doit-il bien se garder de se remarier, sous peine de tomber à son tour dans l'adultère ^ Le lien qui l'unit à sa femme n'est point rompu : la cohabitation seule est abolie, parce qu'elle est devenue inconvenante. Cette thèse n'est point particulière à Tertullien; elle est conforme à l'esprit du christianisme et demeure constante dans l'Église des premiers siècles \
De même, Tertullien s'élève avec une extrême indignation contre certaines pratiques abominables qui, si nous l'en croyons, étaient très communes de son temps : avortement, infanticide et exposition d'enfants ^
parentes. Petrus respondit : In Evangelio mihi praeceptum est omnia denegare cum ad nominis christiani vcnero confessionem. — Acta SS. Agapes, Cliioniae, etc. V (Ruinart) : tune Praeses : Erat ne pater vester harum reruni conscius ? At Irène : Minime per Deum omnipotentem, conscius erat ille, qui ne novit quidem haec omnino. — Voy. surtout la scène très développée, dans Pass. S. Perpet., Felic, etc, III (Ruinart), entre Perpétue et son père. — Pontius, Vita et pass. S. Cypr., 1 1 : Nos et parentes ipsos, si contra Dominum suaserint, abhorremus. — Eus., De mart. Pal., IV, i et s.
1. Tradition constante dans l'Église : Luc, XVI, i8; Math., V, 3i ; / Cor., VII, lo-ii ; Hermas, Pastor, Mand., IV, i.
2. ApoL, 6 : Repudium vero iam et votum est, quasi malrimonii fructus.