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Conc. Eliber., can. XXX; LXV

LA FAMILLE 3o5

laquelle la discipline humaine et la tendresse d'ici-bas retrouveront leur place naturelle. Le christianisme portait en lui les germes de cette famille dès l'origine et peut-être les devinerait-on chez Tertullien lui-même '. La foi en sera le fondement \ La doctrine, universellement soutenue dans l'Eglise, de la supériorité du mari sur la femme, en formera, pour ainsi dire, l'assiette canonique ■', comme, d'ailleurs, le respect des enfants pour leurs père et mère '*. D'autre part, s'affirme de bonne heure la conception d'une femme chrétienne ^, chaste épouse, mère pudique, simple, fidèle, modeste et silencieuse, attachée à ses devoirs de foyer '^, aimant son mari et chérie de lui ', En même temps, se précise cette idée qu'il n'y a point incompatibilité entre les œuvres du Seigneur et les soins de la famille ^ La haute dignité du père de famille chrétien est déjà proclamée '\ Bientôt l'Église donnera des conseils pour bien élever les enfants, pour les éduquer chrétiennement, par tous les moyens, y compris les verges '°. Alors l'Église saura défendre la famille, au besoin de ses foudres ", mettant même parfois la nécessité de la maintenir au-dessus de la stricte piété selon

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