‹ TertullienChapitre 343 sur 561 · I Pétri, IV, 7; I Joan., IV, 20 et s · texte numérisé non relu

I Pétri, IV, 7; I Joan., IV, 20 et s

8. GaL, 111, 28 : oùx è'v. 'lo'jôaïo; oùôâ "EÀ>it,v, oOk evi ûoûXoî oCoè èXsûOcoo;. . . ■nâv-

LES DISTINCTIONS SOCIALES ET l'eSCLAVAGE 365

cisées chez Saint Justin ', par exemple, et, très certainement, elles étaient tout à fait admises dans l'Église, à la fin du second siècle. En second lieu, Tertullien, ne songeait pas encore sérieusement à un accord entre le christianisme et le monde tel qu'il le voyait ; il ne concevait pas la superposition pure et simple du christianisme à la société païenne; il n'avait donc pas plus à prévoir les difficultés que pourrait soulever la mise en pratique de ses idées, qu'il ne cherchait, soit à les grouper en système cohérent, soit à les tempérer par les concessions nécessaires.

Le principe fondamental de toute distinction sociale, en dehors, bien entendu, de la division générale des hommes, en libres et en non libres, n'était donc autre que la fortune, le cens \ Or, Tertullien méprise la richesse en elle-même •' et il proclame qu'il y a fort peu de riches parmi les chrétiens ''. Si même on traite mal les fidèles en Justice, il faut en voir la cause plutôt dans leur pauvreté que dans leur qualité de chrétiens \ Mais, aux yeux de Tertullien, si les hommes sont tous frères par la nature, les chrétiens sont, de par leur foi, supérieurs en dignité à tous les hommes ^ ; ils sont, en tant que chrétiens, tous égaux entre eux '. Il doit donc repousser les distinctions sociales, puisqu'elles n'ont aucun fondement réel, que les fidèles en souffrent, eux qui valent plus que d'autres, et que,

Tt; yàp ûfiEiç tic, sffTî £v '/piffxà) 'lT,ao'j. — Coloss, III, 1 1 ; / Cor., XII, i3, etc. — Voy. également Jacques, II, 1-4, qui interdit de se préoccuper dans l'Église de la diflërence de condition sociale des fidèles. Mais Saint Jacques est un pur dont la doctrine, admirée, vénérée, vantée, sera, en même temps, laissée de coté par l'Eglise triomphante.

1. Justin, Dial. c. Tryph., i33... àv9p(i-;:wv, ôvxwv -icdvtwv ttj <sù<sz\. àSeX'^ôJv • d'ailleurs, le Christ, en venant sur terre pour tous les hommes, leur a donné à tous la même dignité.

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