Ad Uxor., II
5. Duruy, op. cit., p. 498, dit que les chrétiens sont inscrits d'office sur les registres de la police parmi les gens infâmes et il s'appuie sur un seul texte du De fiiga, i3; je ne crois pas que le passage visé ait le sens qu'il lui prête. Tertullien, y demande s'il faut se racheter de la persécution et il conclut qu'il ne le faut pas, parce que, dit-il, ce serait une exploitation et qu'il est véritablement honteux de voir des chrétiens inscrits sur les tablettes d'agents subalternes, tout comme des gens infâmes en défaut et qui paient pour avoir l'impunité.
6. ApoL, 39. Le chrétien ne pouvait pas se considérer comme un homme ordinaire et, s'il était humble et modeste vis-à-vis de ses frères, si même, par esprit d'humilité volontaire et utile au salut, il savait l'être aussi dans ses rapports avec les païens, il ne pouvait oublier qu'il était revêtu sur terre d'une dignité privilégiée (/ Pétri, 9-10); il était le vivant temple de Dieu, son autel, son flambeau, son vase d'élection. {Décor. 9 : nosenim sumus et templa Dei et altaria et luminaria et vasa. Clém. Alex., Disc, aux gent., IV, Sg ; Cyprien, De liabitu virg., 2; Lact., Inst. div., VI, 25, i5.) Il lui faut éviter la souillure, car elle atteindrait Dieu qui est en lui.