Strom., I
ces inférieures (ouvdc[a.Etç Tivàç {jTzoèzèrj.'jioi:;) . Clément, qui s'est donné beaucoup de mal pour la défendre, estime qu'il faut seulement dire d'elle qu'elle n'est pas le plein de la vérité (tô [j-éysOoç t-^ç àXrjOEÎaç) et si, par elle-même, elle est sans force pour mener à l'accomplissement des préceptes divins, elle ouvre les voies qui conduisent à la doctrine véritablement royale (tr^v ôoov xr^ |3ac7iX'.xco-uàr(j Stoar/.aXt'a). Jusqu'à un certain point, elle corrige et forme les mœurs et elle met l'homme en état de recevoir l'enseignement de la vérité, puisqu'elle lui apprend à croire à la Providence (t-?;v ripôvotav ooçâ^ov:a). C'est, en définitive, à ces idées que semble s'être arrêtée lajmajorité des docteurs chrétiens; seulement chacun d'eux, selon son caractère, a insisté sur telle ou telle d'entre elles. Clément les précise d'ailleurs. Il s'efforce d'établir que, toute connaissance venant de Dieu ', il est impossible que la philosophie vienne du diable ^ ; qu'au contraire, elle vient, elle aussi, de Dieu ' et qu'elle n'est pas, comme certains le prétendent, « la courtisane dont les lèvres distillent le miel ^ ». Il ne s'agit en aucune façon de la comparer à la vérité chrétienne, qui demeure absolue, mais seulement de reprendre en elle les parcelles de vérité divine qu'elle enferme \ Sans doute, cette philosophie a tort de faire la fière et de dédaigner les barbares ^, auxquels elle doit tout, ayant plus ou moins pillé les Livres