‹ TertullienChapitre 415 sur 561 · Inst. div., III · texte numérisé non relu

Inst. div., III

6. Inst. div., III, i, 14. Ambros, de Abraham, II, 10, 76, reviendra également sur le caractère littéraire de la philosophie païenne, dont l'idéal est toujours vir bonus dicendi peritus : InPsalm., XXXVI enarr., 28 : in sermone divites : fidei inopes, veritatis exsortes et sunt plerique simplices domini sacerdotes in sermone paupercs abstinentia et virtutc sublimes. Idées analogues dans De Gain et Abel, I, ig, 36.

7. Clém. Alex., Strom., 1, 20, 99 : Lact., Inst. div., III, 16, i ; August., de Civ. Dei, VIII; 10.

8. Clém. Alex., Disc, aux gent., VII, 74 : Oùx è-f'.xô;j.îvot to'j 'zé'kou:^.

g. Orig., C. Celse, VI, i3 : Kal yuavâTiov [j.sv çaaîv slvai xf.î <^uyf^:; xY,-j àv9pto-

10. C'est là une question très amusante que je ne saurais élucider dans une note : on en prendra une impression en parcourant les textes que Le Blant a réuni sur Socratc {Actes des mart., sec. II, S log, p. 257 s. et n.). Les chrétiens le considèrent tantôt avec sympathie, en tant que contempteur des dieux, tantôt avec mépris, en tant que corrupteur de la jeunesse ; ils lui reprochent de s'être arrêté en route dans son ascension vers le vrai Dieu. xMin. Félix, Octav., 38, va jusqu'à le traiter de bouffon : Sciirra Atticiis. Voy. d'ailleurs les notes suivantes.

drie écrase avec une complaisance particulière les Epicuriens '; S. Augustin les Académiciens, en exaltant les Platoniciens ^; Lactance met Cicéron au premier rang \ En dehors et au-dessus de ces opinions personnelles, il reste entendu que tous les philosophes sont méprisables, parce qu'ils se sont souillés par Tidolàtrie; Origène le dit franchement à propos de Platon \ Lactance à propos de Socrate, S. Augustin à propos des deux * ; ceux-là seuls sont tolérables qui ont cru à la Providence ".

La philosophie n'est donc pas considérée par les chrétiens comme la plus haute manifestation de la pensée libre ; elle ne doit pas conduire l'homme à jeter sur le monde et sur lui-même un coup d'œil ample et serein ; elle n'est louable que si elle le mène au catéchisme et elle n'est utile ensuite qu'à donner à des arguments de foi une apparence de démonstration rationnelle. Si elle entreprend de sortir de ce rôle, elle devient erreur détestable ' et elle est figurée par cet Etienne, évêque de Laodicée, dont nous parle Eusèbe ^ et qui, après avoir été un philosophe distingué selon le siècle, ne sut pas résister à la persécution : elle se brise entre les mains de celui qui se repose sur elle. Eusèbe nous représente, presque avec orgueil, Origène voisinant avec les philosophes païens d'Alexandrie ' ; j'imagine que l'Église ne dut point encourager de tels rapports et qu'elle redouta l'influence de la philosophie sur les fidèles, plus encore qu'elle n'en attendit des conversions nouvelles '". Le christianisme s'opposait foncièrement à la

1. Strom., I, II, 5o. Chaque secte reçoit les verges pour ses erreurs.

2. De Civ. Dei, VIII, lo et s. ; Confess., VIII, 2, 3, établissent que c'est Platon qui a le plus approché de la vérité; les Académiciens sont sévèrement critiqués. C'est d'ailleurs une vengeance personnelle, car, dans Retract., I, i, i Augustin nous dit qu'il a, pour son début, écrit contre eux un ouvrage en trois livres, parce qu'il a été ébranlé par leurs arguments : quia et me movebant.

3. Inst. div., III, i5, i quis enim veram viam teneret errante Cicérone ?

Mais il a erré gravement, puisque, ne croyant pas à la religion romaine, il n'a rien fait pour en détourner le peuple : Inst. div., II, 3, 5.

4. C'est cependant Platon qui conserve le plus d'influence dans le christianisme ; sur cette question du Platonisme des Pères de l'Eglise; voy. une étude de Draeseke, ap. Zeitschrift fiir Kirch. Gesch., t. II, 4" fasc.

5. Orig. C. Celse, VI, 4 et 17; Lact. Inst. div., III, 20; August., De vera relig., I, i et 2. S. Justin, II. ApoL, 3, disait déjà de Crescent : ce n'est pas un philosophe, puisqu'il ne nous connaît pas.

6. Clém. Alex., Strom., I, 11, 5i ; les autres sont àOeioî tive; àv8pw!tiffy.oi xal tp'.XT,5ovo'. .

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