De divers, quaest., LXXXIII, quaest., j
7. Hieron., Ep., VI, 9 : Eus., H. E., X, 4, 27; Prudence, Pcristeph., Hymn., XI, 124. et s.; 2i5 et s.; Beati Asterii Amaseae episc. enarr. in martyr, pracclarissimae martyris Euphemiae (Ruinart); tous ces textes ont trait à l'ornement d'églises chrétiennes.
8. Voy., par exemple, dans Hieron., Ep., VI, 9; la traduction latine d'une lettre de S. Epiphane, évcque de Salamine de Chypre, où celui-ci raconte l'éclat auquel il s'est livré dans une église dont la portière était brodée et ornée d'une figure représentant le Christ ou quelque saint; il l'a mise en pièces, la jugeant: contra religionem nostram.
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et les représentations figurées sur les murs de l'église '; c'est seulement peu à peu que le culte des images s'établit sans conteste et que l'art s'implante définitivement dans l'Église.
Malheureusement, le christianisme lui avait porté un coup redoutable. Les préoccupations morales avaient détourné les hommes du culte de la forme ", qui est nécessaire au progrès ou seulement à l'existence de l'art. Toute la spontanéité et la fraîcheur de certaines impressions vraiment artistiques \ qu'on surprend parfois chez les chrétiens, ne suffisent pas à remplacer la technique disparue. Alors, quand les fidèles ont voulu des objets d'art, ils ont dû se tourner vers l'art païen. On a sans doute exagéré leur zèle iconoclaste contre les dieux déchus ; en définitive, il nous est resté de l'art antique beaucoup de choses qu'ils auraient pu détruire et qu'ils ont respectées ; les excès de zèle, comme il arrive d'ordinaire, ont toujours dû demeurer assez locaux ou même individuels. En revanche, les artistes chrétiens se mirent à transformer les productions antiques qu'ils se sentaient incapables d'imiter. Ils recherchèrent les sarcophages païens pour y ensevelir leurs morts illustres et ils christianisèrent les statues antiques, faisant, par exemple, un S. Hippolyte de quelque rhéteur du ni« siècle. La pratique du monde a été, sur ce point, plus forte que le christianisme, parce que sa répugnance n'a jamais été jusqu'à la proscription générale et absolue de l'art et que l'Église a cédé quand l'art ne lui a plus paru un danger pour la foi. S'il sortit de cette tolérance définitive une querelle qui troubla profondément la chrétienté, il ne fut pas impossible d'établir que l'Eglise romaine, en prenant le parti des images, demeurait d'accord, sinon avec les textes saints, au moins avec la tradition qui avait fixé leur sens ''.
Ce que je viens de dire s'applique à l'art en général. Toutefois, il est utile d'insister un peu sur deux formes d'art, qui ont tenu dans l'Église et presque dans la foi, une place considérable : l'art oratoire et la musique.
Jusqu'à l'époque de Tertullien, les défenseurs les plus ardents de l'Église avaient reçu une éducation païenne et c'est en mettant à son service des connaissances de rhétorique acquises à l'école qu'ils avaient glorifié la foi. Fallait-il donc attendre, pour continuer le combat, qu'il se présentât d'autres convertis semblables, ou