‹ TertullienChapitre 449 sur 561 · De idol · texte numérisé non relu

De idol

5. L'influence de la rhétorique sur TertuUien a été ctudiécparM. Boissicr, Fin du yag., 1, pp. 2 3(3 et s.

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moyen; réducation chrétienne, qui la suit parallèlement, devant fournir à propos le contre-poison, s'il arrivait que quelque croyant prît au sérieux le paganisme qui s'épanouit dans ses études. Tertullien croit sans doute établir une grande restriction en défendant aux fidèles d'enseigner à leur tour ce qu'ils auront appris ; c'est une interdiction qu'on ne saurait comprendre qu'en se souvenant que Tertullien est, avant tout, préoccupé d'éviter la responsabilité de l'idolâtrie. Le De idolatria, qui nous permet de pénétrer ses opinions sur la question, est un véritable manuel de vie pratique ; c'est donc le Minerval et les formalités idolâtriques presque inévitables que Tertullien redoute, pour le maître chrétien, bien plus que la nécessité d'enseigner l'histoire des faux dieux.

IV. — On entrevoit qu'il se maintint dans la société chrétienne une certaine hostilité latente entre ceux qui croyaient à la nécessité d'une culture générale, et ceux qui pensaient que l'enseignement du litterator (abécédaire) n'avait besoin d'être complété que par l'instruction chrétienne. Telle est, par exemple, l'opinion de Commodien. Il y a dans ses vers rudes quelque écho du mépris mêlé de jalousie que professe le fidèle simple et ignorant, mais ferme sur la foi, pour le « bourgeois », qui lit Virgile, Cicéron ou Térence, mais se préoccupe plus de s'orner l'esprit que de s'assurer la vie véritable '. Ce sentiment se comprend d'autant mieux que rÉglise, tout en répétant bien haut que l'Écriture et la foi suffisaient au salut et qu'à ce point de vue, le plus humble était aussi bien armé que le plus savant, manifesta cependant, de bonne heure, une préférence pour ce que nous pourrions appeler l'aristocratie de l'esprit \ On conçoit alors que Commodien, qui écrit pour le peuple et s'efforce évidemment de traduire ses sentiments, exprime celui-là. Cependant, ce ne furent ni les ignorants involontaires ni les scrupuleux (ceux qui reprocheront à Clément d'Alexandrie et à S. Jérôme leurs connaissances profanes), qui eurent le dernier mot ; ce ne fut point le sentiment de Commodien qui triompha.

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