‹ TertullienChapitre 450 sur 561 · Carm. ApoL, 679 et s · texte numérisé non relu

Carm. ApoL, 679 et s

2. Origène, par exemple, éprouve à chaque instant le besoin de dire que ceci ou cela est au-dessus de l'intelligence du vulgaire (C. Celse, passim, net. V, 48). Lorsque Celse reproche aux chrétiens de fuir les hommes éclairés et de rechercher les ignorants, Origène lui répond que ce sont-!à des préjugés misérables empruntés aux plus ignares d'entre les fidèles, ce qui laisse supposer qu'ils existaient en effet parmi ces humbles : C. Celse, III, 44.

Clément d'Alexandrie ', Origène ', Arnobe \ Lactance \ S. Augustin ^ S. Jérôme % pour s'en tenir aux principaux, se rangent à celui de Tertullien et recommandent, plus ou moins directement, au chrétien de faire de bonnes études, afin de se préparer à mieux comprendre la vérité. Eux-mêmes avaient prêché d'exemple en parcourant jusqu'au bout le nsploSoç des études classiques ^ Aux approches de la persécution de Dioclétien, il y avait déjà dans l'Église bon nombre d'hommes instruits ^ Mais, depuis longtemps, la restriction de Tertullien relative à l'enseignement, n'était plus acceptée; il y avait des maîtres chrétiens, Arnobe le dit ^ Origène, qui fut un d'entre eux, obtint en cette qualité de grands succès '" et

1. Strom., I, 7, Sy; I, 19, gS ; I, 28, 176, qui applique à l'étude de la dialectique la parole de S. Paul, / Thessal., V, 2 i : n Soyez des changeurs éprouvés. »

2. C. Celse, 111,49 ^^ fragment de lettre cité par Eus., H. E., VI, ig, i3, dans lequel il se justifie de s'être tant adonné à la science grecque. Nous savons, en effet, par Eusèbe qu'il l'avait étudiée et qu'il s'était même constitué une très belle bibliothèque profane [H. £., VI, 2, 14; 3, i et s.); il la vendit moyennant une petite rente viagère, afin de se consacrer à l'enseignement chrétien que personne n'osait plus donner à Alexandrie [H. E., V, 3, 9).

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