Apol., 36; Sy ; Sg
7. De idol., 22 : le chrétien doit faire l'aumône au païen qui la demande, à condition qu'il la fasse au nom du vrai Dieu.
gnera aux infidèles seront comme une avance qu'il leur fera et Dieu punira l'inintelligence de ceux d'entre eux qui ne le com^ prendront pas '. Cette idée d'une avance faite aux païens s'accentuera encore quand le christianisme sera sûr de la victoire. Elle est, par exemple, bien affirmée dans les Constitutions apostoliques'', mais elle était déjà, en quelque sorte, enfermée dans les prescriptions de l'Apôtre, quand il recommandait aux chrétiens de se bien conduire au milieu des païens, afin qu'en considération des bonnes œuvres qu'ils auront vues, ceux-ci rendent hommage à Dieu le jour où il les visitera \
II. — Il était donc impossible, ainsi que l'avait dit S. Paul \ que les chrétiens s'isolassent complètement dans le monde sous prétexte de n'avoir contact avec aucun impudique, aucun cupide, aucun avare, aucun idolâtre, mais encore il était urgent qu'ils gardassent quelque retenue dans les rapports qu'il leur fallait subir avec ces hommes perdus. Les premiers écrivains chrétiens avaient déjà, avant Tertullien, posé, à ce sujet, quelques principes généraux. Les frères doivent au monde le bon exemple ^ ; c'est plus le mal que le méchant qu'il leur faut fuir "^ ; ils ne se distinguent pas du reste des hommes par leur manière de vivre et ils se conforment aux usages établis ; ils ressemblent à tout le monde, avec cette différence qu'ils vivent dans la pratique de toutes les vertus, à ce point qu'ils peuvent être véritablement considérés comme l'àme du monde, car ils l'habitent, comme l'âme habite le corps, sans se confondre avec lui '. Ils sont le peuple élu de Dieu du milieu de tous les peuples **.
C'est de ces quelques principes que part Tertullien. Le chrétien, nous dit-il, s'est retiré du peuple, mais il n'entend pas par là qu'il s'est retiré du monde; il veut dire que le chrétien fuit, autant que possible, la vie bruyante et agitée de la place publique et des affaires, qu'il recherche le recueillement, la vie calme, intime et renfermée ; attendu que, suivant le proverbe, personne ne naît
1. De patien., i5 ; De orat., 5; c'est d'ailleurs une idée paulinienne : / Cor., V, 12 et s. : -zi yâp |xot toùç êÇw xpîvstv; ovyl toùî lud) 6[jL£t<; xpîvexe, toù; 5è è;a) b Beà; xpivEÏ.