‹ TertullienChapitre 497 sur 561 · ApoL · texte numérisé non relu

ApoL

7. Cette interprétation me paraît confirmée par Const. Apost., I, 9, qui conseille de choisir la dizièmc heure pour échapper à une curiosité malsaine et proscrit les heures du milieu de la journée.

8. Code Just., V, 18, 11, §2 et Nov., XXXII, 16, § i ; Clém. Alex., Pedag.,

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en réaction contre cette pratique immodeste et dangereuse à la vertu, que s'établit cette tradition de malpropreté qui se manifesta à plusieurs reprises dans l'Église et pourrait bien n'en avoir pas encore tout à fait disparu. Les Pères eux-mêmes, sans proscrire absolument les bains, s'efforcèrent, à mainte reprise, d'en limiter l'usage; non seulement en qualité, je veux dire en réagissant contre les bains mixtes, mais encore en quantité. Il y a, dit Clément d'Alexandrie, quatre raisons qui peuvent faire préconiser les bains : la propreté, la chaleur, la santé et le plaisir. Le plaisir doit être rejeté, parce que toute volupté physique est à fuir. Pour ce qui est de la santé et de la propreté, le bain n'est vraiment utile qu'aux femmes. Quant à la chaleur, elle peut être combattue par d'autres moyens. Et, suivant le procédé qui lui est cher, l'auteur cherche aux bains des inconvénients humains : en trop prendre débilite ; ils ne réussissent pas à tout le monde et pas toujours. La vérité est qu'il faut user des bains avec modération, comme, d'ailleurs, le chrétien use de toutes choses. Le bain véritablement digne de lui, c'est celui de l'âme, en pleine vérité; car, pour le corps, un peii d'eau suffit, ainsi qu'on s'en contente à la campagne, là ou il n'y a pas de thermes '. Saint Jérôme, Saint Augustin, les Constitutions Apostoliques, conservent, à l'égard des bains, la même défiance. Le premier écrit à un moine que celui-là n'attend pas le rafraîchissement du bain, qui travaille à éteindre la chaleur de son corps par le rafraîchissement des Jeûnes K Les Constitutions Apostoliques recommandent bien de ne pas abuser des bains et de n'en pas prendre tous les jours {lyrfiz ■/.aOr,[alpav)3; et Augustin, dans cette lettre qui est connue sous le nom de Règle de Saint Augustin, recommande d'abord aux religieuses d'éviter toute recherche exagérée de propreté dans le vêtement, de peur que les soins qu'elles y donneraient ne nuisent à ceux que réclame l'âme; il ajoute que les ablutions corporelles et l'usage des bains ne doivent pas être habituels. Il veut qu'on mette entre chaque bain un intervalle convenable; se baigner une fois par mois lui paraît suffisant, sauf en cas de maladie et sur l'ordre du médecin. Encore est-il à propos que les

111,5, 3i ei s.\CyY>v\en, De habituvirgin., 19 et 20; De /a/75/5, 24 et 3o; Ambros., De Noe et arca, 3i, 116, rappelle que, dans la vieille Rome, c'était un usage constant que les fils n'allassent pas au bain avec leur père; Hicron., Ep., CVÎI, II, fait plus que d'interdire les bains mixtes : il ne veut pas qu'une vierge se baigne avec des eunuques et des femmes mariées dont la vue, en certains cas, leur serait une révélation inutile; Conc. Laod., can. XXX, ap. Mansi, II, p. 570, Conc. Trullamim, Can. LXXVIl, ap. Mansi, II, p. 978.

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