Le Blant, Epigr. chrét., p
4. Épigr., 28, sur le tombeau d'un enfant; Lucien lui fait dire : . . . àX>>â [xz
17 et s. ; Ménippe, 21.
5. M. Aur., II, I I : 'Qî T|St, ôuvaxoO ôvxo; sÇiéva'. toû pîou, ojtw; ït.xzxx -oislv vial \t(ivi xa'i ôiavocÏTÔai. . . 'VII, 49, sur la monotonie de la vie, qui est toujours pareille et qu'il est, par conséquent, inutile de voir prolonger; IX, 33, sur l'indifférence qu'on doit garder devant la mort prématurée, le résultat ultime de la vie étant le même pour tous, qu'ils vivent un peu plus ou un peu moins: xai b £T/aTÔYT,p(jj; àroOavwv s'.î îdov xaTa(jT,cjeTai tw lîpoûpw.
6. Voy. par exemple IV, 17 : M-r, w; li-w-'x, \xiWhri ï-zr^ ÎI-r,v. Tô '/y-''>'t iT.r,o-zr,x3.: • à'io; !;•?,;, è'w; T^sst'.v, àyafjo^ yevoû.
sent et sait en jouir sans y rien trouver d'insupportable '. Il avait découvert le secret du détachement de la vie en ne s'attachant sérieusement à rien et en se donnant le moins de tracas possible \ La sagesse de Lucien ressemble un peu à celle des nations : elle est toute pleine de bon sens, mais elle n'est pas révolutionnaire. La moyenne des hommes de ce temps là trouve que la vie est bonne ^ et ne songe pas à la mort, ainsi que le dit ingénuement une inscription : « Il craignait la mort et ne pensait pas mourir '*. » Tous sentent un peu comme Ajax, qui, avant de se plonger dans l'ombre du tombeau, regrettait la lumière ; ceux qui continuent à goûter ses joies pleurent sur ceux qu'ils ont aimés et qui ne les connaissent plus \ Ceux même qui croient que l'au-delà réserve des sanctions diverses pour les actions des bons et des méchants de ce monde n'éprouvent pas le besoin de le quitter plus vite; ils restent hommes, dont l'être craint la mort naturellement *.
Or l'effort du christianisme a été de pousser l'homme à détester la vie et à aimer la mort ', tâche surnaturelle entre toutes et dont