‹ TertullienChapitre 542 sur 561 · Marc, XIU, 5; Math., XXIV, 4 et s. : Luc, V, 9 et s · texte numérisé non relu

Marc, XIU, 5; Math., XXIV, 4 et s. : Luc, V, 9 et s

6. Apocal., en entier; // Tim., III, i et s., sur les vices qui, à l'approche des

l'état d'esprit 567

sortes ' ; surtout la venue de l'Antéchrist étaient des signes assurés. Par malheur, ils n'étaient point absolument clairs ; c'est-à-dire qu'ils étaient assez mal distingués des accidents usuels de la vie pour être souvent reconnus dans des circonstances étrangères à la tin monde. Il y avait bien, dans V Apocalypse, une indication en apparence très précise sur l'Antéchrist; le grand adversaire y était désigné par un chiffre qu'il suffisait d'interpréter : mais, étant donné le sens à la fois verbal et numérique qu'on pouvait prêter aux lettres qui le formaient, et les nombreuses combinaisons qu'on pouvait imaginer pour les faire parler, leurs interprétations restaient très variées. Le nom de la Bête a été une question qui a grandement préoccupé les chrétiens, sans que jamais ils aient pu se mettre d'accord sur sa solution '. D'aucuns imaginèrent bien qu'il s'agissait de Néron ■■, ce qui est, en effet, très vraisemblable, mais sans expliquer le chiffre par le nom et réciproquement '. D'autres, d'ailleurs, trouvaient cette supposition absurde '" et, négligeant toutes les diverses supputations du même genre, se tenaient prudemment sur leurs gardes, dans l'ignorance que Dieu avait voulu leur laisser de l'heure suprême. Il devint usuel de dire que le Seigneur viendrait de nuit comme un voleur et par surprise ^ Néanmoins, les chrétiens qui

derniers temps, se développeront parmi les hommes; Adv. Marc, IV, :>(j; Lact., Inst. div., VII, i5 et 16 en entier, consacrés à la description des maux qui annonceront, précéderont, accompagneront la fin du monde. Les sources de l'auteur sont : VApocal., le iiv. 111 des Orac. Sibyl. et le traité d'Hippolytc,

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i'. De resiir. cani., 25. On trouvera dans Renan, Antéchrist, p. xxi, une discussion de l'origine de VApocalypse et une étude de sa fortune dans l'Eglise. Elle n'était pas admise par tous les fidèles. D'après Denys d'Alex., cité par Eus., H. E., VII, 25, I et s., certains la jugent dépourvue de sens et de raisonnement (àyvojsTÔv -ce xai is'A'kôjKszo^j) , et, en revanche, toute remplie d'ignorance ; ils lui refusent naturellement la qualité de révélation (àT:o/câ)v'j'^:v) et l'attribuent à Cérinthe ; ils prétendent que le règne du Christ est représenté dans ce livre comme grossier et charnel. Denys n'ose pas le rejeter tout à fait, parce qu'il le voit estimé de beaucoup de fidèles, mais il avoue qu'il n'y comprend rien. Tertullien n'a pas eu de ces doutes.

2. Voy., à titre d'exemple intéressant et caractéristique de ces discussions: Irénée, Adv. onin. haer., V, en entier; particulièrement, V, 29, 2 ; 3o, i et 2 ; Hippolyte, Demonstr. du Christ et de l'Antéchrist, où l'auteur interprète Apocal., XIII, 18.

3. Voy. Orac. Sibyll, III, vers 388 et s. (pp. 66 et 67 de Fnedlieb) ; IV, vers 117 et s. (p. 96 de Friediieb) ; Commodien, Carmen apoL, vers 827 et s. (p. 169 de Dombart).

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