Suet., Claude
5. Neumann, Der rùm St., p. 4, suppose que ce furent les querelles des Juifs et des chrétiens, et le désordre qui s'en suivait, qui provoquèrent les mesures de Claude. C'est assez vraisemblable.
6. ApoL, 5 : Consulite commentarios vestros, illic rcperietis primum Neronem in hanc sectam cum maxime Romae orientem Caesariano gladio ferocisse.
7. Sur cette persécution, on trouvera les deux opinions opposées présentées, la première par Neumann, Der rùm. St., p. 4, qui voit dans les poursuites de Néron le résultat de la mauvaise volonté populaire et de la haine des Juifs ; on exécute les chrétiens en nombre (in crheblicher Anzahl), mais non pas comme chrétiens, comme incendiaires. L'autre thèse est exposée par AUard, Christ, et Emp., p. 14, et développée au tome I de son Hist. des perséc. : il croit à une répression permanente voulue et dirigée contre la foi. La persécution de Néron a été étudiée particulièrement par Arnold : Die neronische CJiristenverfolgung, Leipsig, 1888 ; voir aussi abbé Douais : La persécution des chrét. à Rome en l'an 64, ap. Rev. des Quest. hist., i oct. i885.
8. Orac. Sibyll. 111, 388 et 5 (Fricdiieb. p. 66 et 67.) ; IV, 1 17 et 5. (Friedlieb. p. 96) — Renan, Antéchrist, p. 415.
g. Ad nat., I, 7 : Permansit, erasis omnibus hoc solum institutum neronianum.
mination '. Domitien avait été pire, en ce sens que sa cruauté était toujours restée quelque peu hypocrite et grossière"; lui aussi avait persécuté; mais comme il avait su, disaient les chrétiens, s'arrêter et réparer vis-à-vis des fidèles une partie de ses erreurs, tous ses crimes n'avaient encore pu faire de lui qu'un demi Néron \ Plus récemment. Commode avait été un tyran affreux et il y avait eu, très problement des martyrs sous son règne "*; TertuUien ne l'ignorait pas, car les chrétiens conservaient avec soin le récit des souffrances de leurs saints. En tous cas, le procès des martyrs Scillitains ne pouvait lui avoir échappé '% non plus que celui de Varchimartyr Namphamo ^ puisqu'ils avaient eu lieu en Numidie. Cependant il ne parle ni de l'un ni de l'autre. Je vois deux raisons à ce silence : l'une est que les exécutions de fidèles n'avaient pas été nombreuses sous Commode; qu'elles n'étaient pas directement imputables à l'Empereur, dont l'indifférence avait au contraire permis au christianisme de vivre et même de prospérer '' ; l'influence de Marcia, ellemême gagnée à la foi plus ou moins complètement, n'avait pas été inutile aux confesseurs *; et ce n'étaient pas là, pour un chrétien, de trop mauvais souvenirs. En second lieu, Sévère, qui régnait quand parut V Apologétique^ désirait rattacher sa famille à celle des Antonins ; à peu près vers le temps où TertuUien écrivait son livre, un décret du sénat, rendu par ordre, plaçait Commode au rang des immortels ; Sévère le proclamait son frère; le sénat, les armées et les provinces élevaient à l'envi statues et monuments au dieu nouveau ^ Puisque les chrétiens n'avaient pas grand mal à penser
1. Apol., 5: Sed tali dedicatore damnationis nostrae etiam gloriamur. Qui enim scit illum intellegere potest non nisi grande al-iquod bonum a Nerone damnatum.