XIII. Quelques autres Œillets cultivés
On trouve encore quelques especes qui, après avoir été cultivées depuis longtemps, ne se trouvent plus que rarement : l’OE. des Chartreux ( D . carlhusianorum ) à fleurs rouge vif, qui se rencontre dans les prairies sèches de presque toute l’Europe, fut signalé par les botanistes du XVI* siècle, en même temps que l’Œillet des poètes, mais celui-ci le supplanta dans les jardins. La Mignardise des prés (D. super bus) qui croît dans les bois, les prés humides de l’Europe, fut signalée en 1539, par l’allemand Tragus, sous le nom de Su perba et par l’Ecluse en 1576, sous celui de Caryophyllus sylvestris VJ ; on le connaissait en Angleterre avant 1596 et Parkinson le désigna sous le nom de Caryophyllus austriaca, ses fleurs profondément lacinées, odorantes, rouge clair wans le type ont varié dans les jardins au lilas, au violet clair, au blanc rosé. UŒillet deltoïde (D. deltoïdes ) répandu dans toute l’Europe fut déjà signalé en 1581 par Lobel, sous le nom d'Armeria sylvestris et a persisté dans les jardins qu’il orne tout l’été de ses panicules de fleurs roses. VŒillet virginal (D. virgineus) à petites fleurs rouges, était connu sous le nom de Tunica sylvestris et fort employé avant la moitié du XVIII* siècle, à orner les bordures des jardins fleuristes. U Œiuet d'Espagne, Œillet Badin ( D . hispanicus) dont l'origine est inconnue, mais qui se rapproche de l’Œillet de poêle, fut longtemps en faveur dans les jardins où on le cultivait en pleine terre et en pots pour ses belles fleurs rouges et doubles qui, sous l’influence de la culture devinrent roses, blanches et marbrées rouge sur fond blanc et assez souvent l’on voyait tous ces coloris réunis sur la même plante, mais au jourcThui ces variétés sont devenues bien rares.
Le Texnier.