PREMIERE EXCURSION CONTRE LES MATERIALISTES
L'auteur combat le matérialisme. — Il examine les prétentions des philosophes de eette école à l'ordre, à la clarté, à une langue bien faite, au calme philosophique, au mépris de toute hypothèse, à «me certitude appuyée sur des faits positifs et sur des sciences physiques. — Il réfute successivement toutes ces prétentions. — Il relève la confusion qu'ils font sur le mot exister» •-— Existe-I^on réellement quand on ne sent pas qu'on existe?— «Les forces occultes auxquelles ils ont recours ne sont autre chpse que le hasard. -^-^ Tout leur effort d'invention consiste à ressusciter les atomes de Démocrite et d'Épicure. *— Le mot d'atome est une absurdité logique. — Excessif ridicule de
la manière dont Diderot fait voyager, à travers l'espace, les organes, ou plutôt les parties d'organes, pour se joindre et former une organisation complète. *— * Examen d'une autre hypothèse des athées , c'est-à-dire des métamorphoses successives qui font passer tel madrépore , tel poisson , tel amphibie, tel singe à l'état d'homme. — Les matérialistes ont-ils raison de se prévaloir de la certitude de leurs connaissances physiques? — Réfutation de cette hypothèse par le système et les procédés de Guvier pour la recomposition des animaux perdus. — Mêmes absurdités suivent le panthéisme. — Le dieu de Spînosa est tout aussi passif que les dieux d'Épicure ; il est encore plus sourd et plus aveugle. ^- Il veut être tout et n'est rien. — Considérations morales sur les effets de l'athéisme Page 91 à 122