‹ Testament de sa vie première, recueilli et expurgéChapitre 23 sur 33 · DYSENTERIE · texte numérisé non relu

DYSENTERIE

Avorton dévoré d'inquiétudes vaines,

Et fanfaron d'humilité, Tu criais : Je suis pur ! Voyez ma chasteté,

Arrachée à si grande peine !

— Je souffle et te voilà dompté ; Pour avoir levé ton mufle de ta litière, Tu bêlais : Penh! la chair! nous sommes les esprits,

Nous évacuons la matière.

Nous sommes lumineux! nous sommes les épris

Courtiseurs de la science altière; Nous allons démêler l'énigme et tout entière ;

Nous recevrons pour notre prix La peau du sphinx, et la laisserons au vestiaire

Avec le plus parfait mépris !

Quand tu es saoulé des vanités les plus vaines

Comme d'un alcool frelaté. Sournoisement je m'installe, filtre en tes veines

Et m'amuse à les infecter ; Je triture ton corps comme une vieille loque

Et calcine et pourris ton sang:

Vois-tu ton grand esprit, reclus, dans sa défroque.

S'y tordre, tordre en gémissant ?

02 TESTAMENT DE SA VIE PRExMIÉRE

Cracheur d"idéal mort, contemple-la: c'est elle, C'est ton àme. vois-tu ? et puis ça, c'est ta chair Qui par rancune de ton inepte querelle

Met à l'autre derrière à l'air, La fustige, l'accule à l'abdominal antre.

Et tiens : vois-tu ton idéal Qu'elle expulse honteusement de ton bas-ventre

Avec le ilôt fécal ?

Onguent

Contre

La Gale

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