PREFACE
Paul Delair est mort le 19 janvier 1894, dans sa cinquante-deuxième année, d'une phtisie accélérée par les épreuves de sa carrière littéraire.
Poète et prosateur, il a laissé une œuvre considérable : des poésies lyriques, des pièces de théâtre en vers et en prose, des contes en vers, des romans. Il s'est essayé, sans se contraindre, dans presque tous les genres et il y a réussi. Un écrivain avide de popularité, plus homme d'affaires sans doute, aurait su donner à ses travaux plus de retentissement. Sans l'éclatant succès de la Mégère apprivoisée, très heureuse adaptation de la comédie de Shakespeare à la scène française, peut-être plus d'un esprit, même cultivé, n'eût été que fort insuffisamment informé de sa valeur. Cette valeur est pourtant de premier