PREFACE XXXV
inquiétudes de la pensée traduites avec la même précision que dans les pièces philosophiques réunies dans le deuxième livre de ce volume. Malheureusement, celles-ci n'ont pas toutes été amenées au même degré de fini. La plus importante était encore sur le chantier. Nous nous serions fait scrupule, sa famille et moi, de livrer aux sévérités de la critique ces ébauches, que l'auteur se réservait d'achever, si pourtant nous n'avions cru mieux servir sa mémoire en les exposant au jour qu'en les laissant dans l'ombre. Trop de beaux passages s'y rencontrent, qui font honneur à la profondeur de ses méditations émues et à la sévère justesse de ses formules, pour que nous nous soyons résignés à en sacrifier la publication. J'espère même que le poème intitulé Y Atome, bien que rugueux encore par endroits, sera jugé de premier ordre par les auxquels esprits il s'adresse.
Les divisions de ce recueil sont peu rigoureuses. Les titres en ont été fournis soit par des analogies plus ou moins prochaines de sentiment et d'accent, soit par des indications écrites de la main de l'auteur. Il était malaisé de conduire à une cohésion parfaite l'assemblage de tous ces