‹ Testament poétiqueChapitre 49 sur 112 · LE CALME · texte numérisé non relu

LE CALME

Le firmament est plein de la lueur lactée ;

La grande paix nocturne en tombe doucement ;

Sur la cime des bois une lune enchantée

Dort, l'ombre est bleue autour de son cercle charmant.

Un parfum sort de l'herbe en extase agitée,

Les champs religieux ont un frémissement,

Et l'on saisit au loin, vaguement écoutée,

La fontaine aux chevreuils qui chante doucement.

La terre est apaisée ; et dans ses cils humides, La rosée en suspens brille comme des pleurs ; Le sommeil l'a charmée au milieu des douleurs.

C'est la nuit consolante après nos jours arides; Il n'est plus de désir, d'amour ni de remords... — Seigneur, soyez loué dans le repos des morts.

PREMIER INTERMEDE

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