A MA MÈRE
Ainsi de toi ! De bonté ceinte, Que le ciel rie ou qu'il soit noir, Tu vas faisant ta tâche sainte Parce qu'il le faut, sans savoir.
A la terre, ma bonne vieille, Tu ressembles divinement.
Elle t'a faite sa pareille !
Donne-m'en donc l'apaisement ;
Oh ! donne-m'en la paix profonde Comme si ton sein vénéré, Qui me fit venir en ce monde, Fût le sein où je rentrerai !