‹ Testament poétiqueChapitre 80 sur 112 · CHANSON D'ITALIE · texte numérisé non relu

CHANSON D'ITALIE

Oh ! des plus capiteuses roses Rompez les boutons, un par un, Que j'y retrouve le parfum De deux lèvres à jamais closes !

Pour me les rendre seulement Ces douces lèvres en idée, Pour rendre à mon âme obsédée Le frisson de son cher tourment,

Dépeuplez de roses le monde !

Broyez l'enivrante moisson !

Exprimez-en, comme un poison, L'esprit en une goutte blonde !

Sur mes lèvres la nuit versez Cette essence, et, volupté brève !

Peut-être goùterai-je en rêve L'illusion de ses baisers !

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