‹ Testament poétiqueChapitre 89 sur 112 · LE GOUT DU MASQUE · texte numérisé non relu

LE GOUT DU MASQUE

Toujours l'homme eu soi se déplaît.

Se montrer autre est son délire.

Le misérable moi qu'il est Même aux plus grands ne peut suffire.

Vous qui raillez, jetez d'abord Les éehasses que vous vous faites! • Vous tous, masqués jusqu'à la mort, Que reprochez-vous aux poètes?

Ah ! ses pleurs du moins sont réels, Pour couler sur un faux visage ; Et peut-être il ment, fous cruels, Et n'en est que mieux votre image !

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