‹ Tétanos BulbaireChapitre 13 sur 29 · LEON · texte numérisé non relu

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noncé à droite, où le malade sent sa mâchoire inférieure pressée contre la supérieure.

La plaie est complètement guérie.

La parole est difficile parce que le malade ne peut ou-vrir la bouche et qu’il ne peut remuer les lèvres que du côté droit ; mais, cette difficulté de la parole n’est pas

due à la paralysie de la langue, puisque le malade la porte très bien d’un côté à l’autre de la bouche. La sensi-+

bilité linguale est normale, aussi bien pour les sensations tactiles que pour les impressions sapides.

La pression au-devant de l’arliculation temporo- email.

laire détermine à droite une douleur assez 1ensp elle

ne produit rien à gauche.

La palpation permet de reconnaître que les deux mas-.

séters sont fortement contracturés ; toutefois le masséter droit est plus tendu. À

Pas de raideur dans les muscles du cou et de la nuque ; pareillement, tousles autres muscles du corps sont libres.

La respiration se fait bien ; le pouls est bon, normal comme fréquence ; les selles sont régulières : les urines, normales comme quantité, sont un peu foncées ; examinées, elles ne contiennent pas d’albumine. : UE

En présence de phénomènes si nets du côté de la face, et de contractures si limitées (les deux masséters sont pris), M. Gombault pose le diagnostic de paralysie faciale. Doit-elle être imputée au froid ou au traumatisme?

M. Gombault se rallie plutôt à la première hypothèse et

prescrit deux séances d'électricité. Il allait s'éloigner lorsque le malade attire l'attention sur un phénomène important. LE

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ll se plaint d’avoir depuis quelques jours de la difficulté pour avaler. Cette difficulté n’est pas constante, et, lorsqu'elle se produit, les liquides, car toute alimentation solide.est impossible, après avoir franchi l’isthme du gosier, provoquent un spasme douloureux du pha-

rÿnx; en même temps il y a de la difficulté pour respirer ; puis, au bout d’un temps très court, moins d’une

minute, les liquides sont rejetés par le nez, refluent par la bouche ou bien la déglutition s'achève. Aussitôt, la

respiration redevient calme et tout rentre dans l’ordre.

On présente alors au malade une tasse de lait, il en aspire péniblement (du côté gauche de la bouche) quelques gorgées qui passent bien. On désespérait de voir se produire le phénomène que le malade venait de signaler, lorsque tout à coup, sous l'influence d’une gorgée prise

plus vite que les précédentes, une crise se déclare. Un hoquet se fait entendre et le malade se trouve dans l’état

de quelqu'un qui a avalé de travers : sa figure devient vultueuse ; l'œil droit est turgescent, on ne peut voir le

droit qui est presque fermé; la respiration s’arrête ; le

larynx est projeté en avant et de chaque côté de lui se produit une dépression très marquée ; bref, l'aspect du malade est terrifiant; heureusement pour lui cet état ne

dure pas.

Le liquide néfaste est rejeté en partie par le nez, en partie par la bouche; une inspiration profonde et bruyante se fait entendre et la crise est finie.

Pendant ce temps il n’y a pas eu de trismus, on n’a pas vu se contracter les masséters ; d’ailleurs le malade dit très bien qu’il n’a pas senti ses mâchoires se serrer

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comme lors dela première crise. Mais, chose curieuse, tous les phénomènes de paralysie et de déviation du côté de la face se sont accentués et ont donné au malade, d’une façon très nette, l'aspect d’un hydrophobique.

En présence de ce symptôme nouveau, M. Gombault se ravise, et, tenant compte des commémoratifs : chute dans un endroit souillé par des excréments de chevaux, plaie ; de la marche des accidents ; du trismus remontant déjà à quelques jours, et de ces troubles de la respiration et de la déglutition, il dit qu’on pourrait bien se trouver en présence d’un cas detétanos. Toutefois, ce dernier se présente dans des conditions si bizarres qu’il se réserve d'attendre la marcheultérieure de la maladie pour porter un diagnostic définitif. En conséquence il prescrit : électrisation des parties malades ; ; Sirop de morphine à l’intérieur.

L’électrisation n est pas Aoul rene : faite en | différents points, les muscles réagissent et Pas d’autres crises dans la journée. Le malade peut absorber quelques tasses de lait. Même état abattu. Le soir, tempéralure : 379,6. Nuit mauvaise, agitation, peu de sommeil, encore est-il troublé par des cauchemars. |

26 avril. Deux séances d'électricité. Pas de crises : ; la déglutilion se fait bien et la respiration est normale. Le contracture des masséters est permanente; en outre, le malade accuse un peu de raideur lorsqu'il veut remuer la tête.

Pas de fièvre ; ; pouls normal. Nuit semblable à la précédente. |

Le 27. L'électricité ne produit aucun résultat; les

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