‹ Tétanos BulbaireChapitre 15 sur 29 · CAP. ER · texte numérisé non relu

CAP. ER

centuent davantage et deviennent plus fréquents. Ils su produisent quelquefois spontanément alors que lemälade est bien tranquille, ou le plus souvent lorsqu'il essaye de boire. Pendant ces spasmes la figure devient grimaçante et prend l'aspect hydrophobique dont j'ai déjà parlé. Mais ces symptômes hydrophobiques ne sont pas primitifs ; ils sont subordonnés aux spasmes du pharynx et ne sois pas provoqués par la vue du liquide. Au contraire, le malade a presque toujours un verre de lait à la main, fait des efforts désespérés pour boire, et ce n’est qu'après que le pharynx irrité par le contact du lait, est devenu spasmodique, que le facies. hydrophobique apparaît ; dans l'intervalle de ces accès convulsifs, la déglutition se fait parfaitement. |

Les contractures gagnent progressivement les muscles du dos. Par suite, la nuque et le dos étant rigides, la têle est en extension permanente et même légèrement renversée en arrière. Les muscles des membres ct du {horax restent indemnes. Température oscillant entre 37°,6 et38° ; pouls régulier : 80 à Des Urineset —. normales.

Le 10. La nuit précédente a élé particulièrement ss tée et cette agitation conlinue au moment de la visite.

Dans la matinée, crise absolument semblable, dit le malade, à celle du 22 avril, mais moins forte : c’est la deuxième depuis le commencement de la maladie: Cette crise, à laquelle j'ai assisté, a duré environ trois minutes. Elle a débuté par des mouvements convulsifs très préci- : pités du côté gauche de la face qui est devenue horriblement grimaçante; puis le trismus s’est accentué ét tous

ne se

les muscles contracturés sont devenus très raides. Mais

il n’y a pas eu d’accès de suffocation, la respiration se

faisait librement. La contracture des muscles de la nuque et du dos est complète et permanente.

-Il semble que la paralysie faciale droite soit plus accen-

tuée; en tout cas l’écoulement de la salive est plus abon-

dant et la difficulté de la parole plus grande.

Gêne de la déglutition assez marquée; elle se fait sentir même en dehors des spasmes du pharynx. Température : 37°,8. Pas de troubles de l'intelligence; du reste il n’y en a jamais eu pendant lout le cours de la maladie.

Le 11. Aggravation notable. La nuit a été très mauvaise : une crise analogue à celle d’hier, plus violente peut-être et compliquée en outre de spasmes laryngiens, de sorte que la respiration était très pénible. Deux autres crises dans la journée, une seule accompagnée de gêne de la respiration, mais sans spasmes du larynx.

Il y a donc chez notre malade, quatre espèces de crises :

1° Spasmes limités au pharynx et au larvnx. Quelque-

fois ils surviennent sans cause appréciable ; le plus souvent ils sont déterminés par des tentatives de déglutition

que fait le patient. Très courtes en général, ces crises s’accompagnent de grimaces de la figure rappelant le

facies hydrophobique. Pendant ce temps la respiration

est suspendue et le malade se cyanose rapidement.

2° Crises plus longues, très douloureuses, consistant en spasmes convulsifs de tous les muscles contracturés, avec renversement de la tête en arrière. Elles ne s’accompagnent pas de gêne notable de la respiration. Pas de cya-

nose.

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3° Mêmes crises avec difficulté de la respiration sans spasmes du larynx. Cyanose légère.

4° Enfin, il y a des crises généralisées à tous les muscles contracturés, avec opisthotonos plus accentué, difficulté notable de Ja respiration par suite des spasmes laryngiens : cyanose rapide et facies hydrophobique.

J'insiste encore sur ce fait que les phénomènes hydrophobiques paraissent dépendre des spasmes du pharynx sous l'influence desquels le malade fait de rapides tentatives de déglutition. Celle-ci n’aboutit pas et alors apparaissent les grimaces de la figure. Comme ces spasmes avec hydrophobie se produisent surtout lorsque le malade avale un liquide quelconque, il est probable que lorsqu'ils surviennent spontanément en apparence, ils sont déterminés par l’arrivée dans le pharynx de quelques gouttes de salive. Toutefois je rappelle que la déglutition des liquides, possible encore en dehors de ces spasmes, ne les provoque pas toujours.

Actuellement la déglutition est devenue presque impossible parce que le trismus s’est accentué d’une façon notable et aussi parce que les liquides dès qu’ils arrivent au contact du pharynx déterminent un spasme et sont rejelés par le nez. Aussi on donne des lavements nutritifs au malade.

Le chloral, porté à la dose de 10 grammes, est égale- ment donné en lavements. Injections sous-culanées de morphine. : |

L’état des muscles contractés est sensiblement le même ct les contractures ne se sont pas généralisées davantage. Toutefois le malade accuse une certaine raideur dans les

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lombes et dans les Jambes, cependant les muscles de ces

4 régions ne sont pas tendus et le malade pèut facilement remuer les jambes.

La respiration, en dehors des crises où elle est troublée,

est normale comme fréquence; mais de temps à ie elleest entrecoupée de profonds soupirs. Ce sont de gran-

des inspirations; on dirait que le malade a besoin pour respirer de faire appel à tous les muscles de la respira- =HoncPas de fièvre : 87°,5. Pouls, 100: Ps

Le 12. Nuit très mauvaise; 5 crises générales ; 3 autres dans la journée. Le Re est désespéré édit qu’il va mourir, veut se lever et partir; on à toutes les

-peines du monde à le décider à rester à l hôpital. De fait,

son état s'est singulièrement aggravé. La contracture a fait de grands progrès. Trismus complet.

Cou.— Les muscles de la nuque sont extrêmement tendus et la tête est continuellement en attitude d'opis-

thotonos léger devenant plus accentué au moment des

crises. À la partie antérieure il n° y a ne les sternocléido- mastoïdiens de pris, Tronc. — Contracture complète en arrière. En avant

- les grands pectoraux sont légèrement contractés ; on les

voit parfaitement se dessiner sous-la peau. Aux lombes, la contracture commence mais n’est pas encore très accen-.

tuée, puisque aidé, lé malade peut encore s'asseoir, péni-

blement:il est vrai, dans son lit.

L’abdomen est tendu, tympanique à la percussion. On

sent très bien tous les Hors surtout les droits antérieu rs

durs et contractés.

Le diaphragme ne paraît pas pris ; son jeu est assez fi 7

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normal. Les muscles des membres sont indemnes. Toutes ces contractures sont permanentes ; elles augmentent lors

des crises. La miction et la défécation se font normale

ment. Température : 37°,9; pouls 96 ; respiration 23.

Traitement : chloral 40 gr. 2 injections sous-cutanées

de morphine. Le ee

Le 13, Le malade est tout à fait mal : 7 crises la nuit, 4 autres dans la journée. Ces crises, outre qu’elles sont plus nombreuses, sont surtout plus longues. Une entre autres a été très violente pendant laquelle le corps tout entier, secoué d’abord par des mouvements convulsifs, fut ensuite légèrement recourbé en arrière. Toutes s’accompagnent de troubles marqués de la respiration; le malade

est cyanosé et sa figure couverte de nombreuses gouttes de

sueur.

Dans l'intervalle de ces crises, la contracture musculaire est permanente, de sorte que le malade couché sur le dos est absolument immobile dans son lit.

Le trismus est absolu : le malade ne peut plus parler et lorsqu'ils essaye on n'entend qu’un grognement inintelligible. Toute déglutition étant devenue impossible, on alimente le malade au mors de lavements nutrilifs.

Hier et aujourd'hui il n’y à pas eu de spasmes limités au pharynx et au larynx.

Sialorrhée très abondante et écoulement continuel des larmes par l'œil droit.

La contracture cst absolue dans tous les muscles du tronc sauf à la partie antérieure, aussi le malade est absolument immobile, et pour le changer de position on est obligé de le soulever tout d’une pièce

Pot LE prof D A ES 2 RS SN dé re te

SE Dit Les muscles +. membres inférieurs, surtout les postérieurs, commencent également à être légèrement contracturés. Le ventre est dans le même état qu’hier.

cEe malade a'a pu uriner seul, on est obligé de le son 7 Ja défécation est encore ob

La difficulté de respirer est continuelle ; la respiration cest plus fréquente et courte ; aussi le FE à est assez fortement cyanosé et tout à faibtriste et abattu. En somme

son état est devenu très alarmant. $ D.

Même traitement.

Le 44. Légère amélioration : 3 crises la nuit (au lieu de 7) et deux autres dans la ; Journée (au lieu de 4).

Ventre toujours très tendu. On continue à sonder le malade. Les contractures sont aussi fortes que la veille, mais elles sont un peu moins douloureuses, sauf aux membres inférieurs dont les muscles postérieurs sont un peu plus énergiquement contraclurés.

Même traitement. Le

Le 15. Trois crises encore dans la nuit, deux assez cos une très courte; une seule assez légère dans la Journée. 4 |

La contracture à un peu moindre pour les muscles de la nuque et du dos ; au ventre et aux membres postérieurs elle est toujours assez accentuée, de même aux grands pectoraux, ce qui rend difficile certains mouvements des membres supérieurs, dont les autres muscles sont indemnes. On est encore obligé de sonder le malade.

= Même traitement.

Le 16. Deux crises la nuit, une autre dans la journée. L'état de la contracture est le même; cependant, le

Le pores

malade dit que ses dents lui paraissent moins serrées. On est encore obligé de sonder le malade. Même traitement. À

Le 17. La nuit a été sensiblement meilleure, le Halde

a pu dormir un peu ; une us crise, pas d’autres dans

la journée.

Le malade a pu uriner seul ce matin.

Le 18. Amélioration assez sensible. Pas de crise ni à

nuit ni le jour. La contracture est un peu moins pronon-

cée dans les muscles du dos et des jambes ; le ventre reste toujours tendu.

Le trismus est un peu moindre, le de. essaye d'ouvrir la bouche et la parole coramence à être intelligible. Il veut boire un peu de lait, ce qui détermine aussitôt des spasmes du côté du pharynx avec rejet du lait par le nez: il y a en même temps accès de suffocation. Ces crises isolées du pharynx et du larynx avaient disparu depuis quelques jours. On continue à alimenter le malade au moyen de lavements nutritifs et le reste de la journée se passe bien.

La respiration est assez régulière, normale comme fré-.

quence, et le malade n’est plus cyanosé.

Le 19. Nuit plus mauvaise que la précédente : agita-

tion, sommeil troublé par des cauchemars ; quelques secousses assez fortes, mais très courtes, sauf une, qui par sa durée et sa violence rappelle les crises précédentes.

Le malade accuse de nouveau une douleur dans les jambes, et l'on constate que les muscles postérieurs sont dans le même élat que la veille; seulement, à la cuisse,

rie

letriceps est dur et douloureux ; jusqu'ic ici, les muscles antérieurs étaient restés indemnes.

Il faut de nouveau sonder le malade.

Le trismus n’a pas augmenté. En somme il y a une légère recrudescence portant surtout sur les. membres inférieurs ; lesautres muscles contracturés sont dans le même état. 12 grammes de chloral en lavements.

Le 21. Nuitassez mauvaise; agitalion. , pas de sommeil;

deux crises assez fortes, pas d’autres dans la journée. Fe trismus est plus accentué qu'hier, et de nouveau le malade ne peut plus desserrer les dents. Les grands pectoraux sont durs et douloureux ; pas de contractures

dans les autres muscles des + ne supérieurs. La contracture des muscles du dos et de la RUQUE n’a > aug menté.

Aux membres inférieurs, les muscles postérieurs sont de nouveau très durs et douloureux. Leventre esttoujours tendu ; le diaphragme fonctionne normalement. Il faut toujours sonder le malade ; en outre, comme il n'y à pas eu de selles depuis deux jours, on lui administre un purgatif, suivi d’un bon résultat.

La respiration est fréquente, superficielle ; cyanose légère surtout à la face et aux mains; pas de spasmes laryngo-pharyngiens. Pouls 100. Température 37°,9. Il ya donc une aggravation assez notable, mais elle ne paraît pas devoir durer, car vers le soir le malade dit qu'il se sent bien mieux.

«SSLe at Nuit meilleure ; pas de crises ; pas de sommeil cependant.

Trismus moins prononcé, le malade peut articuler

quelques mots ; la salive s'écoule en moins is abondance. À s

Ventre un peu distendu, mais le malade ne peut encore uriner seul.

Aux membres inférieurs, les muscles, surtout les postérieurs, sont encore assez fortement conttacturés mais non douloureux ; il en est de même des grands pectoraux. Respiration assez satisfaisante.

Le 22. Même état d’une façon générale. Seulement il s’est produit un phénomène bien singulier : °

Les symptômes de la paralysie faciale ont disparu à droite et existent maintenant à gauche où l’on constate : œil demi-clos, narine déprimée, sillon labio:nasal presque complètement effacé, joue flasque ; la déviation de la bouche est toujours à gauche, seulement la commissure au lieu d’être attirée en haut est abaissée. À droite : œil normal, narine dilatée, joue paraissant plus grosse que la gauche et sillon labio-nasal bien marqué. Le malade peut uriner seul. Constipation combattue parun lavement purgatif. |

Le 23. Statu quo pour les Dhéoenes paralytiques signalés hier et pour les contractures des divers muscles.

La miction et la défécation se font régulièrement.

Les 24, 25, 26. Statu quo. ;

Le 27. À partir d'aujourd'hui la maladie marche graduellement vers la guérison et sans recrudescences. Les symptômes s’amendent dans l'ordre suivant :

Contractures du ventre, des membres inférieurs, du dos et du cou. Les contractures des masséters sont les dernières à diminuer, et en même temps qu'elles dispa-

eee

RTE raissent, les one paralytiques s’ 'amoindrissent are également, moins vite cependant.

La parole devient de plus en plus facile, et la dégluti- tion possible ne détermine plus de spasmes pharyngiens. “ La respiration est régulière, sauf de temps à autre quel-

cation régulières.

Le chloral est continué à è is dose de 6 grammes seulement.

5 AOjuir: Les muscles de la nuque, du dos, du Feu et

des. membres postérieurs ne sont plus du tout contracturés.

le malade a essayé aujourd'hui de manger un peu de pain, et la mastication a pu se faire assez bien. | = La déviation dela bouche à gauche reste toujours très EE: - £ sensible, mais la paralysie faciale a à peu près disparu. # À partir de ce moment le malade se lève tous les ! jours

2 encore continué : 3 grammes seulement.

SPAS Le 20. Le malade va à Vincennes. Parfaitement guéri,

: 2. Mort-et mange ‘bien. Toutefois il se plaint encore d’un léger engourdissement dans les membres inférieurs, ce qui rend la marche un peu chancelante.

La bouche ne peut encore s'ouvrir un cependantses mouvements sont suffisants pour permettre facilement et sans douleur la mastication de toute espèce d'aliments. La déviation à gauche persiste toujours, fort “atténuée il est vrai, mais cependant d’une façon appréciable. La FRE se fait très normalement.

Les masséters sont encore un peu tendus, néanmoins

et revient peu à peu à la vie ordinaire. Le chloral est

S __ ques légers el courts accès de dyspnée. Miction et défé-

Récidive. — Le lendemain de son arrivée à Vincennes, le malade est vacciné et cette petite opération lui cause une douleur extraordinaire, Dans la journée, inquiétude, abattement, élancements douloureux partant du point. vacciné et s’irradiant dans le cou et la face. Nuit agitée ; pas de sommeil; secousses convulsives, fugaces, de tout le corps, raideur de la nuque, douleur au niveau des articulations temporo-maxillaires, trismus progressif presque complet le matin et de nouveau DRE faciale avec déviation de la bouche,

Je signale seulement cette récidive, et n’insiste pas davantage sur les différents symptômes qui l'ont caractérisée ; 1ls ont d’ailleurs présenté une analogie frappante avec ceux de la première attaque de tétanos.

Deux jours après cette récidive, survient une hémoptysie abondante, suivie de plusieurs autres sans importance dans la journée, et de deux ou trois autres plus considérables dans le courant du mois de juin. En même temps, sueurs profuses la nuit, et diarrhée assez opiniâtre. Respiration rude aux deux sommets. Malgré cette complication, le malade guérit encore une fois du tétanos ; il quitte Vincennes au mois d'août et revient à Beaujon. Roc

Il est très amaigri, pâle, exténué, sa bouche est encore déviée à gauche. L’auscultation révèle dés signes non douteux de tuberculose pulmonaire. |

En conséquence on lui prescrit un traitement approprié, et on lui conseille d’aller en convalescence dans son pays, ce qu’il fait.

Actuellement, il est loin d’être guéri ; la tuberculose

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a a fait des progrès, et il est probable que bientôt, la mort

viendra mettre un terme ŒUX Re de ce malheureux.

= OBSERVATION IT (PERSONNELLE, 1891). — Paie contuse de

la région sourcilière gauche. Tétanos ;: paralysie faciale gauche. Guérison.

Pa

ee Eugène, 31 ans, charretier, entre le 3 juillet 1891,

na hôpital Beaujon, salle Louis, dans le service de M. le

D' Th. Anger.

C'estun homme robuste, bien charpenté ; il n’a jamais

été malade et n’a pas d’ antécédents héréditaires patho-

logiques.

IL y a 3 semaines, il était monté sur un Rob mur pour voir ce qui se passait dans la campagne, lorsqu'un gamin lui lance une pierre ramassée dans un sentier rempli d'ordures.

La pierre atteint la région sourcilière gauche et déter-

mine une plaie à peu près parallèle à l'arcade sourcilière

gauche, intéressant plutôt la paupière et située entre l’arcade orbitaire et le bord libre de la paupière. Elle commence en dehors au niveau de la queue du sourcil et se termine en dedans à peu près au niveau du trou susorbitaire. L’ hémorrhagie est assez abondantectle malade perd momentanément connaissance, Revenu à lui, il s’en retourne tout seul. L'accident était arrivé à 8 heures

du &oir.

La nuit, on tient en permanence sur la blessure des J. 48

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compresses d’eau froide; le lendemain on fait un pansesement phéniqué, et la plaie se cicatrice facilement sans être suturée. Au bout de dix } joues la guérison est com-. plète.

Pendant tout le temps que plaie a mis à se cicatriser, elle n’a pas été douloureuse. Le malade ne change rien à ses habitudes, continue de vivre avec ses chevaux, les soigne, les panse et couche dans l'écurie, où d’ailleurs il a couché le soir même de l'accident.

Le jeudi 25 juin, c’est-à-dire environ 8 jours après l'accident, le malade remarque, au moment de déjeuner, qu’il éprouve une certaine difficulté pour ouvrir la bouche, ce qui toutefois ne l’empêche pas de manger comme à l'ordinaire. Le soir, la difficulté pour ouvrir la bouche est plus grande, mais la mastication est encore très possible; en même temps la bouche est déviée à droite. De plus il y a une certaine raideur dans les muscles de la nuque, ce qui rend pénibles les mouvements de la tête; enfin le dos est comme engourdi. La nuit cependant est calme et le sommeil tranquille. Ç

Vendredi 26 juin et jours suivants. Les phénomènes s’aggravent. L'ouverture de la bouche et par suite la mastication deviennent de plus en plus difficiles. La déglutition se fait bien sauf lorsqu'il s’agit d'aliments solides, du vin et du chloral qui déterminent une dysphagie très marquée, et contemporaine de la contracture des masséters.

La déviation de la bouche à droite s’accentue, et aussi les muscles de la nuque et du dos deviennent de plus en plus durs et douloureux. -

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