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davantage, on provoque des accès de spasmes des muscles |
releveurs de la mâchoire et dés muscles de la face ; la respiration s ’embarrasse , l'enfant salive et de l’écume co par la
moitié gauche de la bouche : le tout dure une ou deux minutes:
Lorsque l'accès est passé, le petit malade per boire du lait, avec la moitié gauche de la bouche.
Des spasmes se remarquent les jours suivants dans les muscles du ventre,de la nuque, du bras et de la jambe droite. Cependant l'enfant guérit quoique la paralysie faciale ait persisté encore longtemps à droite; il n’y a pas eu de spasmes pharyngiens ; aussi Hadlich rejette-t-il le terme d’hydrophobique. Il a, comme Bernhardt et Guterbrock, remarqué que les muscles
paralysés à droite étaient en même temps contracturés; c’est
ainsi que la contracture était manifeste dans l’orbiculaire de l'œil droit, dans l'orbiculaire (moitié droite) de la bouche, dans les élévateurs et les dilatateurs de l’aile droite du nez; tous ces phénomènes s’accentuaient quand l’enfant pleurait.
OBSERVATION XX V. — OLIvA, 1887. Homme de 33 ans: tétanos céphalique apec paralysie faciale et phénomènes hydrophobiques. Guérison.
OBSERVATION XXVI. — TERRILLON, 1887. Tétanos céphalique chronique caractérisé par une contracture localisée aux élévateurs de la mâchoire inférieure des deux côtés et aux muscles de la face d'un seul côlé simulant au début une paralysie faciale. Mort au 19° jour. — Il s'agit d’un jeune homme de 16 ans, fort et vigoureux, qui fit, en se promenant dans la campagne, une chute de cheval. 11 se releva aussitôt, n'ayant aucun autre dommage qu'une légère plaie contuse au niveau de la pommette gauche. $
Rentré chez lui, le médecin de sa famille déclara que la plaie était sans importance et ordonna un léger pansement.
Le jeune homme put se promener dans l’appartement et dans le jardin de la maison. Il ne paraît pas s'être exposé à aucun refroidissement.
LE niques
La plaie était presque complètement guérie le 8e jour, et
recouverte d’une petite croûte sèche, lorsqu'il remarqua qu'il
éprouvait une certaine difficulté pour ouvrir la bouche.
Cette gêne paraissait venir de la raideur des muscles de la mâchoire du côté gauche, c’est-à-dire du côté blessé.
Le médecin de la famille appelé aussitôt, ne vit rien de Spécial du côté de la plaie, celle-ci n'étant pas douloureuse, ni du côté de la joue, mais constata un trismus unilatéral peu prononcé avec un peu d’ asymétrie de la face. Il donna l'éveil à la famille en lui disant que ce phénomène pourrait s’ aggraver, mais sans prononcer le mot de tétanos.
La tête fut entourée d'ouate et l’enfant tenu dans ure chambre chaude. Le lendemain, le trismus latéral augmenta légère-
ment, la bouche s’ouvrait à peine du quart; quand on voulait
forcer l'écartement des mâchoires, on provoquait des douleurs dans la région du masséter et du ptérygoïdien gauche avec quelques contractures douloureuses. Enfin le 3° jour, la bouche s'ouvrait moins bien ; on vit s’accentuer une légère asymétrie de la face, qui avait déjà frappé au début de la maladie, et le jeune homme éprouvait quelques crises douloureuses dans la joue du côté gauche.
La famille effrayée, leramena à Paris etme pria de le soigner,
Je vis le malade la 1"° fois, le 11° jour après son accident, et le 4° jour après le début du trismus léger sur lequel il avait tout d'abord appelé l'attention. Voici ce que je constatai :
La figure était asymétrique, le côté gauche plus petit ayant entraîné le côté droit ; l'œil gauche légèrément rétréci ; la commissure labiale abaissée et déviée à gauche. En un mot, on constatait les signes ordinaires de la paralysie faciale du côté droit.
Cependant, en y regardant de plus près, je pus m’assurer que le côté droit n’était pas aussi flasque que dans la paralysie : le gonflement des joues pouvait se faire sans grande déperdition de l'air au niveau de la commissure. Après avoir bien analysé chacun des symptômes, je pensai qu’il s'agissait là d’une para-
We
> — 78 — lysie faciale droite, mais avec une contracture légère des faciaux à gauche.
La mâchoire pouvait à peine s’entr'ouvrir de deux centimètres en avant ; aussitôt on voyaitle masséter gauchese tendre et se rétracter; le ptérygoïdien participait à la contracture. Cette manœuvre amenait une crise douloureuse qui resserrait immédiatement les mâchoires, contracturait la face du côté gauche, provoquait une congestion violente de toute la figure avec aspect violacé, et enfin s’accompagnait d’une douleur vive qui ne cédait qu'après la contraction: laquelle durait plusieurs secondes.
On ne constataitaucun phénomène du côté déla déglutition, ni aucune douleur ou contracture dans lanuque. Mais quand le malade commençait à boire, on voyait se produire un accès de contraction semblable à celui que déterminait l'ouverture forcée des mâchoires.
La plaie, complètement cicatrisée, ne présentait rien de spécial ; elle étaittrès petite, large comme une grosse lentille ; elle n’était pas douloureuse.
Le pouls était peu fréquent à à 80, la température à 38 le soir. Cet examen me laissa dans l’incertitude pour le diagnostic, car cette légère contracture unilatérale avec une paralysie faciale du côté opposé me semblait bien insolite. Le trismus unilatéral seul me faisait penser à un début de tétanos.
Je ne crus pas devoir me prononcer aussitôt sur la nature de la maladie; cependant j’instituai le traitement ordinaire au tétanos.
J'ordonnai aussitôt de mettre le jeune homme dans un lit bien chaud, de l’entourer d’ouate et de bien lui administrer du chloral à des doses suffisantes pour le maintenir calme et empêcher les crises fréquentes et douloureuses.
Le lendemain, 5° jour après l'apparition du trismus et malgré l'administration de 4 grammes de chloral, la constriction des mâchoires était plus complète : on commençait à voir se dessiner du côté droit un certain degré de raideur ; le muscle masséter droit était rigide et contracturé.
On pouvait avec peine desserrer les dents de quelques millimètres ; chaque fois que le malade éveillé essayait de parler, de remuer les mâchoires, ou de boire, ilse produisait une crise douloureuse avec constriction violente des mâchoires, déviation exagérée de la face à gauche et congestion vultueuse de la figure avec sueur abondante sur la figure.
Comme il refusait le chloral par la bouche, à cause du goût prononcé de ce médicament qui irritait la gorge, je dus le donner en lavements, mis avec des jaunes d'œufs à la dose de 3 à 4
grammes, trois ou quatre fois dans les 24 heures. É EE = L’urine n’était pas alhbumineuse et ne le fut jamais. Il n’y avait que peu de constipation ; cependant j'ordonnai un léger + F2 axatif | ee 6° jour. P. 84; T.37. Toujours agité quand le chloral cesse son effet, il se nourrit bien; cependant il a ressenti quelques
spasmes au moment de la déglutition et a rejeté un peu de lait qu’il essayait d'avaler. Ce phénomène n’a pas duré. Quelques douleurs se sont montrées du côté de la nuque, mais sans Contraction.
7° jour. P. 80. T. 380. La douleur légère de la nuque a diminué; il avale bien, se nourrit suffisamment, mais toujours agité et avec des crises dans les mâchoires et dans la face quand il essaye de parler ou d’écarter les mâchoires. Toujours contrac-
ture de la face à ganche, mais sans paralysie à droite. 8 jour. Toute trace de douleur dans la nuque a disparu. Moins d'agitation, moins de spasmes douloureux. Il est main-
; tenu sous l'influence du chloral.
$ 10° jour. P. 84. T. 37°,5. L'état reste stationnaire ; il supporte
près de 10 grammes de chloral én lavements et s’alimente bien.
Mais la constriction des mâchoires persiste, presque absolue avec la contracture de la face du côté gauche. Tous ces phénomènes s’exagèrent encore au moment des crises.
Le malade se trouvait donc dans un état relativement satisfaisant puisque les contractures restent localisées aux élévateurs de la mâchoire et aux muscles de la face du côté gauche.
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Cependant quand les doses de chloral devenaientinsuffisantes. les crises de contractures se succédaient rapidement avec dou-
leur et vultuosité de la face en même temps que se produisait
une agitation générale du malade qui ne pouvait rester en
place et voulait toujours se lever et se promener, ce qui s est | È
produit plusieurs fois quand il n’était pas surveillé.
L'alimentation était suffisante et la température ne ; dépassait
pas 38,5. Le même état se prolongea avec quelques oscillations et nous donnait tout espoir de guérison, lorsque le 19° jour depuis le commencement du tétanos, il mourut brusquement sans présenter aucun phénomène saillant, quelques minutes
après avoir bu une petite quantité de lait. Il y eut probablement
un arrêt brusque de la respiration au moment d’une crise qui sembla plus violente et plus prolongée que les autres.
OBsERvaTION XXVIL — GIUFFRÉ, 1887. — Michel P.., o1 ans, reçoit en jouant, le 25 juin 1885, une boule à la région zygomatique gauche, un peu au-dessous de la cavité orbitaire :
il en résulte une plaie superficielle promptement guérie et Le =
malade continue son métier de marchand ambulant. | 8 jours après l'accident, apparaît une grande difficulté pour ouvrir la bouche, surtout à gauche ; la mâchoire inférieure est fortement serrée contre la supérieure. En même temps, déviation de la bouche, la commissure droite étant tirée en arrière et en haut; crampes douloureuses dans la jambe gauche ren dant la ses pénible. | Pas de troubles de l'intelligence ni de la sensibilité ; déglutition du liquide à peu près normale ; oppression assez grande et difficulté de parler par suite de l’occlusion de la bouche et de l'impossibilité de remuer la langue et les lèvres. Le lendemain, accès de suffocation et dyspnée telle que le malade est obligé de se lever de son lit pour aller respirer à la fenêtre. De temps à autre quelques crises douloureuses. Pas de fièvre. Même état jusqu'au 18 juillet. À ce moment le malade entre à l'hôpital où
l’on constate : « physionomie égarée, souffrante, bien qu'ani-
st
mée; front et visage ob de gouttes de sueur ; asymétrie aise produite par relâchement de tout le côté SES De
-ce côté le front est lisse, l’œil ouvert, la joue flasque, le sillon
labio-nasalcomplètement effacé, lacommissure labiale abaissée. A droite, les muscles mimiques fonctionnent normalement ».
En somme paralysie faciale gauche bien évidente. Impossibilité absolue d'ouvrir la bouche, contractures des muscles du dos, des 10mbes et des membres inférieurs qui sont en extension forcée ; la rigidité est telle, que le malade voulant changer de position se retourne tout d’une pièce : un peu de raideur également à la
nuque ; muscles de l’abdomen, du thorax et des membres supé-
rieurs sains. De temps à autre, accès douloureux, surtout pro-
= noncés dans les membres inférieurs.
Alors aussi, il y aopisthotonos. Ces accès, souvent annoncés par de légères secousses dans les jambes, durent quelques minutes et sont provoqués par la cause la plus minime.
Intelligence lucide ; sensibilité normale ; différents réflexes normaux, sauf le rotulien qui est exagéré. Réaction électrique partout normale.
Respiration normale : 22 à la minute ; pouls 100 ; température 370,8 ; pas de spasmes pharyngiens.
- Traitement : Paraldéhyde 3 à 4 grammes par jour É autant de bromure de potassium ; bains chauds ; isolement.
- Les jours suivants, amélioration oo mais lente de tous les symptômes. Jamais de troubles de ladéglutition ; constipation combattue par le calomel. Pas de grands accès de suffocation, cependant pendant lescrises il y à une légèrecyanose. - Température oscillant entre 37°,5 et 39°,7 ; ce dernier chiffre étant le maximum observé.
Pouls : 86 à 104. Respiration variant entre 20 et 24 à la minute.
Le 30 août le malade sort complètement guéri, du tétanos et de la paralysie.
| OBSERVATION XXVIII. — CrossouARD, 1887. — Mme B..., 33 ans, marchande de légumes, est mordue par son cheval à la d. 11
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lèvre supérieure ; plaie contuseen forme d'arc de cercle. Quelques instants après l'accident la plaie estlavée avec une solution faible d'acide phénique, ie on applique un pansement “simple. |
Le 3° jour, la malade, os assez robuste, btant la colonie (Nouvelle-Calédonie) depuis longtemps, d’un tempérament plutôt lymphatico-bilieux que nerveux,entre à l'hôpital. Raïdeur dans l’articulation temporo-maxillaire, ptérygoïdiens et masséters contracturés, aspect satisfaisant de la plaie. Peu à peu la contracture s'étend aux autres muscles de la face, sauf l’orbiculaire des paupières. Dysphagie pharyngienne, sentiment de constriction très accentué à la gorge, déglutition des liquides très pénible. Les muscles de la nuque et du tronc ont été épargnés. -
En somme, le tétanos s’est limité aux muscles masticateurs, aux muscles du pharynx et dela partie inférieure de la face. Les redoublements convulsifs étaient peu accentués et se manifestaient surtout lorsque la malade voulait rire. Les deux arcades s'écartaient d'environ un centimètre et demi. Cet état de chose a duré une vingtaine de jours ; ensuite est arrivée la période de terminaison. Peu à peu la contracture a diminué et les redoublements convulsifs sont devenus moins fréquents. Mais, à mesure que les effets tétaniques s'’amoindrissaient, on constata une légère paralysie du triangulaire des lèvres du côté droit ; la commissure gauche était légèrement entraînée en dehors et en bas. L'intelligence, le sommeil, la température, le pouls, la respiration sont restés à peu près à l'état normal.
Chloral : 6 grammes par jour; injections sous-cutanées de morphine. Guérison en 31 jours. |
OBSERVATION XXIX. — Buisson, 1888. —X..., 60 A santé excellente ; maux de gorge assez fréquents.
Le 13 novembre, consulte pour des douleurs dans la gorge et É joue droite. Trois semaines auparavant (20 octobre), par un temps pluvieux et froid, il est resté assez longtemps à déchar-
ger une voiture attelée de deux chevaux, dans une cour exposée à tous les vents. Le lendemain (21 octobre): malaise, mal de gorge, douleurs d'oreille, surdité à droite; état persistant jusqu’au 13 novembre. |
Le 13. 1°" examen : aucune lésion des amygdales ni au pharynx. Immobilité complète de la moitié gauche du visage avec déviation dela commissure buccale. Diagnostic : paralysie faciale à frigore.
Le 19. Signes nouveaux : difficulté d'ouvrir la bouche et difficulté de respirer dans le décubitus horizontal. On croit à un __abcès de la gorge. Haleine fétide.
Le 21. En examinant la gorge, on détermine un violent accès de trismus, et on porte le diagnostic de tétanos. Le 23. Violente attaque de trismus provoquée par la déglutition de quelques cuillerées de café.
= Le 30. Le malade rend dans un accès un crachat visqueux mélangé de sang, de même le lendemain. Ensuite on remarque que les injections boriquées qu’on poussait dans la bouche revenaient également teintes de sang. A partir de ce moment, le trismus diminua. En revanche, dans la nuit du 4 décembre, douleur vive dans la poitrine, avec contractures violentes des muscles de la paroi thoracique. Même état le lendemain, puis amélioration progressive et continue. Traitement : injections sous-cutanées de morphine et chloral à haute dose. Au bout de 30 jours (25 décembre), la guérison était complète.
OBSERVATION XXX. — CHARvOT, 1888. Plaie contuse de la région malaire droite par un coup de pied de cheval. Évolution normale de la plaie pendant le premier jour; paralysie faciale droite; trismus ;généralisation du tétanos. Mort. — Un homme en surveillant un débarquement de chevaux reçoit un coup de pied de cheval à la région malaire droite. Il en résulte une plaie de 4 centim. de long. Le 5° jour, la plaie allait bien, se cicatrisait, lorsque le 6° jour, le soir, la température s’éleva au-dessus de 38°.
pal
7° jour. Paralysie faëiale droite très accusée.
8 jour. Trismus.
Les jours suivants, les contractures envahissent progressi- vement les muscles de la nuque, des membres supérieurs, de l'abdomen, puis de tout le corps. Se
Le trismus est continu, mais.les Dundee odues généralisés sont intermittents. L’attouchement de la plaie provoque des contractures.
Quatre jours après, mort avec des phénomènes de prose. laryngiens et d'asphyxie croissante par accès.
Température basse tout le ten de la maladie, sauf les derniers jours.
Autopsie négative.
O8sERvATION XXXI. — Rémy et ViLLar, 1888. — A... Charles, âgé de 36 ans, employé comme homme de peine dans une forge, a toujours joui d’une santé florissante.
Du côté des antécédents héréditaires, nous trouvons les renseignements suivants : père mort d'une attaque d’apoplexie; mère devenue aliénée pur suite d’alcoolisme; deux frères qui sont bien portants.
Le malade nous raconte qu’il à été attaqué par plusieurs individus à Neuilly-sur-Marne, le 7 janvier 1888, à neuf heures du soir, et qu’il a reçu : 1° un coup de couteau à la partie interne de l'arcade orbitaire du côté gauche; 2 sur la région frontopariétale gauche un coup de casse-tête à la suite ue il à perdu connaissance.
Laissé pour mort, il a été trouvé sur la route, à cinq heures du matin, par des ouvriers qui se rendaient à leur travail et qui l'ont conduit dans une plâtrière voisine où il 4 pu se reposer et se mettre à l'abri du froid.
Dans la matinée, il s’est rendu à l’hôpital Saint-Antoine où
l'interne de garde a suturé la plaie sus-orbitaire et appliqué un pansement approprié; on ne put garder le malade à l'hôpital, faute de place. Étant allé au commissariat de police, il est dirigé
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sur le dépôt de la Béiare: il y reste quelques jours, et enfin il est envoyé à la maison de Nantétie Dès son arrivée, le 21 janvier, c'est-à-dire treize jours et demi environ après l’accident, il est admis à l’infirmerie dans le service chirurgical. Voici ce
que nous constatons en examinant le malade : Il existe au niveau
de la partie interne de la région sourcilière du côté gauche, et près de la racine du nez une plaie, d’une étendue de 4 centim.,
d'aspect contus, à bords déchiquetés, partiellement soutenus
encore par re points de suture, les autres ayant sectionné
__les téguments et flottant dans le Fat séro-purulent qui baigne
la plaie. La paupière correspondante, extrêmement tuméfiée, recouvre complètement l'œil et le malade ne peut la soulever. Écartant cette paupière avec toutes les précautions nécessaires en pareille circonstance, nous constatons l'intégrité de la cor-
née et l'existence d’une ecchymose sous-conjonctivale très
étendue qui envahit à la fois la conjonctive palpébrale et oculaire.
La tuméfaction considérable de la paupière ne nous permet pas de pratiquer l'examen ophtalmoscopique, mais ajoutons que le malade aperçoit les doigts qu'on lui montre sans pouvoir cependant en indiquer le nombre. Le malade se plaint de vives douleurs au niveau de la région naso-frontale; la racine du nez,
le front et l’ arcade orbitaire sont le siège d’une hyperesthésie intense.
Du côté de la voûte même, c’est-à-dire dans la région frontopariétale, point où le maladeavait reçu lecoup de casse-tête, rien
- àsignaler; il n’y a même plus de douleur à ce niveau. Il n’y a
pas eu écoulement de liquide ou de sang par l’oreille, ni par le nez, mais l’acuité auditive est fortement diminuée.
Le phénomène le plus important qui attire particulièrement notre attenton, c’est l'existence d’une paralysie faciale du côté correspondant à la blessure, accompagnée d'une contracture du masséter du même côté. Le diagnostic de la paralysie faciale et de la contracture était des plus nets; en effet, la joue est flasque et aplatie, en même temps la bouche est déviée à droite et La
LE