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rapidement des proportions effrayantes ; mais, comme les Spasmes du larynx sont essentiellement intermittents et ne se montrent ordinairement que sous forme d’accès, la Cyanose ne dure pas et la respiration revient assez vite à son rythme normal. Dans le second cas, c'est-à-dire lorsque les spasmes portent sur les muscles de la respiration, la cyanose est moins intense, et l’asphyxie plus modérée; mais comme les contractions musculaires sont ordinairement permanentes, la gêne respiratoire est aussi continuelle, et le malade se trouve par suite placé dans des conditions d’infériorité notable.
Il est bon d’ajouter que la distinction entre les spasmes laryngiens et les contractures des muscles inspirateurs n'est pas toujours aussi tranchée: il est assez fréquent, au contraire, de voir les deux symptômes coexister.
4. Température. — « Celui qui croit que le tétanos n'est pas accompagné de fièvre, disait Fournier en 1821, celui-là n’a pas observé la maladie, » Une pareille asser tion ne laisse pas que de surprendre lorsqu'on lit les observations que je rapporte dans la deuxième partie de ma thèse ; toutes en effet, nous montrent que dans le tétanos bulbaire avec paralysie faciale, l'élévation de température n'existe pas ordinairement. Ce n’est donc pas pour l’étudier que je la mentionne ici, mais pour bien rappeler que le tétanos bulbaire avec paralysie faciale est ordinairement apyrétique.
5. Paralysie faciale. — M. Villar dans son travail (Gaz. des hôpitaux, 1888) a fait de ce symptôme insolite
une étude très savante et très complète, ce qui peut me
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dispenser, je crois, de m'y arrêter bien longtemps. Je voudrais simplement faire qnelques jee sur .
ou trois points restés dans l'ombre.
La paralysie faciale se montre toujours, a-t-on dit, consécutivement à une plaie de tête. Cette affirmation me paraît exagérée. S'il est vrai en effet que dans la très grande majorité des cas, la plaie initiale siège à la tête, il ne s'ensuit pas qu'il en doive toujours être ainsi; je n’en veux pour preuve que ma première observation, où 1l est dit que la paralysie faciale survint à la suite d’une piqûre de vaccine au bras droit. ;
Non seulement, pour se manifester, la paralysie faciale n’exige pas que la plaie initiale siège à la tête, mais encore
elle peut prendre naissance en dehors de tout traumatisme, dans un cas de tétanos dit spontané. Pour s'en
convaincre, on n’a qu’à se reporter à l'observation de
Buisson, et l’on verra que dans ce cas le froid humide s’exerçant pendant un temps assez long a pu occasionner un tétanos s’accompagnant de paralysie faciale.
Les phénomènes paralytiques ne se montrent pas exclusivement dans le tétanos bulbaire ; ils peuvent se rencontrer également dans le tétanos ordinaire : voici pour le prouver le résumé d’une observation de Larrey (Mémoires et de tome LIT) intitulée: observation curieuse de tétanos. « Un fusilier-chasseur avait eu une portion du tarse dk pied droit emportée par un boulet du calibre de 3.
Il refuse l’amputation ; tétanos chronique envahissant petit à petit les différents muscles du corps; abcès au niveau de l'articulation, évacuation, soulagement immédiat, disparition des accidents tétaniques, et Larrey espé-
shit lien hé à 4